L'Association des agriculteurs exige l'arrêt des importations de pommes de terre égyptiennes
Le président de l'Association des agriculteurs (AA), Antoine Hoyek, a appelé hier dans un communiqué à l'arrêt des importations de pommes de terre égyptiennes « dès le 15 mars » afin que leur quantité sur le marché local « ne dépasse pas 40 000 tonnes », ce qui devrait, selon lui, permettre aux agriculteurs du Akkar d'écouler leur production.
« Les pommes de terre égyptiennes doivent avoir disparu des étals des marchés libanais d'ici au 10 avril, début de la production de pommes de terre dans le Akkar », a-t-il souligné.
M. Hoyek a enfin appelé le gouvernement à ne pas céder aux « intimidations » de l'Égypte qui menacerait, selon lui, d'arrêter l'importation des pommes libanaises si le pays du Cèdre décidait de limiter les importations de pommes de terre égyptiennes.
La déclaration du président de l'AA survient deux jours après la réunion entre le ministre de l'Agriculture et une délégation de producteurs de pommes de terre du Akkar venus dénoncer le « dumping » provoqué par les importations de pommes de terre en provenance d'Égypte. Samedi, ces derniers avaient manifesté pour demander l'arrêt des importations de ce type de produit.
Pour rappel, l'Égypte ne peut exporter ses pommes de terre vers le Liban qu'entre février et mars, depuis un accord de 1998 qui prévaut sur l'accord de libre-échange arabe (Gafta) entré en vigueur en 2005. Mi-février, M. Zeaïter avait affirmé que les autorités égyptiennes allaient limiter les exportations de pommes de terre vers le Liban à 50 000 tonnes sur ces deux mois.
Les promoteurs immobiliers opposés à la mise en place de nouvelles taxes
Le président du l'Association des promoteurs immobiliers du Liban (Redal), Namir Cortas, a protesté hier contre « les innombrables taxes » et « amendements fiscaux » prévus dans le projet de budget pour 2017, reprochant notamment au gouvernement de les avoir élaborés « sans avoir consulté » au préalable les acteurs du secteur.
« Nous avons besoin d'incitations, pas de mesures qui nous pénalisent », a-t-il martelé, lors d'un forum sur la fiscalité organisé avec la Chambre de commerce et d'industrie de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), dont la teneur a été relayée par l'Agence nationale d'information (ANI).
Également présent, le directeur général des affaires immobilières au ministère des Finances, Georges Maarawi, qui a défendu de son côté ces nouvelles taxes, notant entre autres qu'une « grande partie des Libanais étaient exemptés » des taxes d'enregistrement lors de l'achat d'une propriété immobilière.
Pour rappel, l'avant-projet de budget actuellement examiné par le gouvernement prévoit notamment l'introduction au Liban d'un impôt – à hauteur de 15 % – sur les plus-values immobilières réalisées par les particuliers.
Le taux d'occupation des hôtels à Beyrouth à 57 % en janvier
Le taux d'occupation des hôtels à Beyrouth a atteint une moyenne de 56,7 % en janvier 2017, en hausse d'un point par rapport à janvier 2016, selon le cabinet Ernst & Young.
Cette performance place la capitale libanaise en septième position sur les 14 villes arabes étudiées, tandis qu'elle était à la dixième place en janvier 2016. Le taux d'occupation moyen de ces 14 villes arabes est à 58,4 %.
Le tarif moyen d'une chambre d'hôtel à Beyrouth s'est élevé à 144 dollars en janvier, soit le troisième moins cher de la région après Le Caire (91 dollars) et Abou Dhabi (126 dollars). Le tarif moyen à Beyrouth a augmenté de 0,8 % par rapport à janvier 2016 et constitue la troisième hausse la plus importante enregistrée dans la région.
Commerce
Niveau historique du déficit français en janvier
Le déficit commercial de la France s'est très fortement creusé en janvier, pour atteindre le niveau « jamais atteint » de 7,9 milliards d'euros (8,4 milliards de dollars), ont annoncé hier les Douanes dans un communiqué.
« Cette aggravation très forte est due en partie au niveau extrêmement bas des ventes d'Airbus » et à l' « importation inhabituelle à cette date de certains produits pharmaceutiques », selon cette source.
Les exportations ont reculé en janvier de 7,7 % après une hausse de 4 % en décembre 2016, tandis que les importations ont continué de progresser, augmentant de 2,9 % après la hausse de 1 % en décembre, détaillent les Douanes.
France
Arbitrage : le parquet demande un procès pour Tapie
Le parquet de Paris a demandé un procès pour Bernard Tapie et cinq autres personnes dans l'enquête sur l'arbitrage qui a permis à l'homme d'affaires de toucher 404 millions d'euros (427 millions de dollars) pour régler son litige avec le Crédit lyonnais, a-t-on appris de source judiciaire.
Le parquet a notamment requis le renvoi devant le tribunal correctionnel pour « escroquerie en bande organisée » à l'encontre de Bernard Tapie et cinq personnes. Au civil, l'arbitrage, rendu en 2008, a été définitivement annulé en juin, car entaché de « fraudes ». Christine Lagarde, à l'époque ministre de l'Économie et aujourd'hui directrice générale du FMI, a été reconnue le 19 décembre coupable de « négligence » dans ce dossier par la Cour de justice de la République, mais dispensée de peine et d'inscription au casier judiciaire, une décision qui a suscité de vives critiques.
Commerce
Les États-Unis sont en « guerre », selon un ministre
Les États-Unis sont déjà engagés dans une « guerre commerciale » depuis des décennies mais sont maintenant déterminés à mobiliser leurs « troupes » pour contre-attaquer, a assuré hier le ministre du Commerce américain Wilbur Ross. « Nous sommes dans une guerre commerciale. Nous avons été en guerre commerciale depuis des décennies, c'est pourquoi nous avons des déficits », a déclaré M. Ross dans un entretien à Bloomberg TV.
« La différence c'est que nos troupes se massent désormais sur les remparts », a-t-il poursuivi. L'administration Trump considère que les vastes déficits accumulés par les États-Unis vis-à-vis de la Chine, du Mexique ou de l'Allemagne sont révélateurs de pratiques commerciales déloyales auxquelles elle veut mettre un terme, si besoin au moyen de représailles douanières.
La nouvelle stratégie américaine passe notamment par la renégociation de l'accord de libre-échange Aléna unissant États-Unis, Mexique et Canada et que M. Trump accuse d'avoir précipité la désindustrialisation américaine.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef