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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’armée syrienne est entrée à Palmyre

Les rebelles soutenus par Ankara prennent deux villages aux forces kurdes appuyées par Washington dans le Nord.

Un homme armé circulant à al-Bab. Khalil Ashawi/AFP

Les forces gouvernementales syriennes sont entrées hier soir à Palmyre, après des combats avec les jihadistes du groupe État islamique, qui contrôlent cette cité antique inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité et où ils ont commis des massacres et des destructions. Palmyre a été capturée par les jihadistes en mai 2015. Ils y avaient détruit les plus beaux temples et mené des exécutions de masse dans le théâtre antique. Les jihadistes avaient été chassés de la cité en mars 2016 mais l'avaient reprise en décembre.
Soutenues par des troupes au sol et des bombardements aériens russes, les forces gouvernementales syriennes tentaient depuis plusieurs semaines d'atteindre Palmyre en avançant dans le désert de la province de Homs. « L'armée est entrée dans un quartier ouest de Palmyre et a pris le contrôle d'une partie de ce secteur », a affirmé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Il a fait état d'affrontements et de violents bombardements dans cette ville de la province de Homs.
L'agence de presse officielle syrienne SANA avait indiqué plus tôt que les forces gouvernementales avaient repris le mont Hilal et d'autres collines surplombant Palmyre, saluant « un pas important vers l'effondrement des groupes terroristes dans la ville ». L'OSDH avait indiqué que les troupes avaient désormais à portée de tir « la moitié ouest de la ville ». La reprise de la citadelle est proche, les jihadistes s'en sont retirés, a assuré M. Abdel Rahmane, mettant toutefois en garde contre d'éventuels kamikazes qui pourraient toujours être à l'intérieur.

Bataille de Raqqa
Parallèlement, les rebelles syriens soutenus par Ankara ont pris hier deux villages aux forces kurdes appuyées par Washington dans le nord du pays. Les rebelles ont progressé en territoire sous contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS) à l'est d'al-Bab. Les rebelles syriens « ont capturé les villages de Tal Turin et Qara à l'est d'al-Bab après de violents affrontements avec la milice séparatiste des YPG », affirme dans un communiqué le groupe Hiwar Kallis qui participe à l'opération Bouclier de l'Euphrate. L'OSDH a également confirmé que les combattants proturcs avaient capturé deux villages près d'al-Bab. « Ces batailles marquent le début des opérations du Bouclier de l'Euphrate pour prendre Manbij », a estimé hier Rami Abdel Rahmane. Par ailleurs, l'aviation russe a bombardé par erreur mardi des villages près d'al-Bab où se trouvaient des groupes syriens alliés de la coalition contre l'EI, a indiqué hier le chef militaire de la coalition. Les militaires américains ont prévenu les Russes via leur ligne de communication spéciale et les Russes ont alors « arrêté leur bombardement », a indiqué le général américain Stephen Townsend lors d'une vidéoconférence depuis Bagdad. « Je crois que les Russes pensaient que (les villages) étaient occupés par l'EI », alors qu'ils étaient en réalité aux mains de la coalition arabe syrienne, une composante des FDS alliées des États-Unis et de la coalition internationale, a expliqué le général Townsend.
Ce dernier a par ailleurs déclaré que des Kurdes syriens participeront à l'assaut pour reprendre à l'EI la ville de Raqqa. Le rôle que doivent jouer les Kurdes dans la bataille de Raqqa est un sujet de discorde entre les États-Unis et la Turquie. La Turquie considère les milices kurdes YPG comme un groupe terroriste qui menace sa sécurité nationale. Mais les États-Unis voient ces milices, fer de lance de la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), comme leur allié le plus efficace pour vaincre l'EI. « Raqqa est une ville à majorité arabe, mais il y a des Kurdes originaires de Raqqa. Donc il y aura des Kurdes qui participeront à l'assaut » de Raqqa, a-t-il déclaré dans une vidéoconférence depuis Bagdad.

Question du terrorisme
Sur le plan diplomatique, l'opposition syrienne refuse de discuter de la question du terrorisme aux pourparlers de Genève comme le demande la délégation du régime, a déclaré hier un responsable de l'opposition après une rencontre avec un haut responsable russe. « Le Haut Comité des négociations (HCN) refuse à ce stade d'ajouter la question du terrorisme à l'agenda des discussions », censées aborder les points politiques et institutionnels pour un règlement du conflit, a déclaré le chef de la délégation, Yehya Kodmani.
M. Kodmani s'exprimait après une rencontre sans précédent de l'opposition syrienne avec un haut responsable russe, le ministre adjoint des Affaires étrangères Guennadi Gatilov. « Nous avons eu une discussion constructive. Nous sommes d'accord sur le fait que nous devons avancer vers un règlement politique de la crise syrienne », a déclaré M. Gatilov, cité par l'agence russe RIA-Novosti. « Bien sûr, nous aimerions voir des pourparlers directs entre la délégation du régime syrien et une délégation unifiée de l'opposition. Mais cela n'est pas possible maintenant », a-t-il ajouté.
(Source : AFP)

Les forces gouvernementales syriennes sont entrées hier soir à Palmyre, après des combats avec les jihadistes du groupe État islamique, qui contrôlent cette cité antique inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité et où ils ont commis des massacres et des destructions. Palmyre a été capturée par les jihadistes en mai 2015. Ils y avaient détruit les plus beaux temples et mené des exécutions de masse dans le théâtre antique. Les jihadistes avaient été chassés de la cité en mars 2016 mais l'avaient reprise en décembre.Soutenues par des troupes au sol et des bombardements aériens russes, les forces gouvernementales syriennes tentaient depuis plusieurs semaines d'atteindre Palmyre en avançant dans le désert de la province de Homs. « L'armée est entrée dans un quartier ouest de Palmyre et a pris le...
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