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Liban

La darbouka en deuil de son roi

Setrak Sarkissian a marqué la musique orientale de sa derbouka endiablée. D.R.

Dans la musique orientale, il y a un avant et un après Setrak Sarkissian. Le musicien percussionniste libanais d'origine arménienne a en effet redoré le blason de la darbouka, manipulant l'instrument comme de rares l'ont fait avant lui, désormais considéré comme « dabet el-masrah » (celui qui donne le ton) et son musicien tenant le rôle de « dabet el-iqaa » (le donneur de tempo). Setrak Sarkissian est décédé hier, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), sans préciser les raisons du décès.
Sa passion pour la musique se manifeste très tôt. Il s'initie, sous l'aile de son frère aîné, aux percussions et à la darbouka. Malgré les réticences de son entourage familial, il décide d'en faire sa profession et s'inscrit au conservatoire pour y parfaire ses connaissances musicales. De 1958 à 1962, il accompagne la danseuse égyptienne Nadia Gamal dans ses performances et tournées. Dans les années soixante, c'est aux côtés de Samira Toufik qu'il connaîtra la reconnaissance et sera nommé « roi de la darbouka ». Les plus grands se disputent alors la darbouka de Setrak Sarkissian : de Feyrouz à Mohammad Abdel Wahab en passant par Abdel Halim Hafez, Fayza Ahmad, Warda, Sabah, Majida el-Roumi et Sabah Fakhri.
Sa technique de jeu bien particulière et saccadée, pour ne pas dire endiablée, a fait danser de nombreuses reines du baladi, comme Nadia Gamal, Tahiya Carioca, Fifi Abdo, Nagwa Fouad, Samara, Ranine... Il disait fièrement qu'il avait participé à l'enregistrement de 95 % des albums des grands classiques de la musique orientale. Ses compositions et ses arrangements figurent sur plus de 30 enregistrements et bandes originales de film, dont cinq avec Farid el-Atrache.
Setrak Sarkissian devait avoir près de 80 ans. La date de sa naissance à Beyrouth reste inconnue.
Les funérailles auront lieu aujourd'hui à 13h au patriarcat arménien-orthodoxe à Antélias. Setrak Sarkissian sera ensuite enterré à Bourj Hammoud.


Dans la musique orientale, il y a un avant et un après Setrak Sarkissian. Le musicien percussionniste libanais d'origine arménienne a en effet redoré le blason de la darbouka, manipulant l'instrument comme de rares l'ont fait avant lui, désormais considéré comme « dabet el-masrah » (celui qui donne le ton) et son musicien tenant le rôle de « dabet el-iqaa » (le donneur de tempo)....

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