L'ex-président démocrate Barack Obama était un inconditionnel de BlackBerry à son arrivée à la Maison-Blanche, en 2009, ce qui lui a valu de bonnes discussions avec les services de sécurité. Finalement, il a été décidé de lui laisser son appareil, à certaines conditions. Cette publicité inattendue avait profité énormément à la compagnie canadienne, ce qui n'a pas empêché ses affaires de péricliter ensuite.
Pour le président actuel, Donald Trump, c'est Twitter le joujou dont il ne peut se passer. Avec l'utilisation maladive qu'il en fait et ses 24 millions d'abonnés, il donne une visibilité inespérée à la marque de l'oiseau bleu, ce qui n'empêche pas celle-ci de traverser des temps difficiles (durant la dernière année, elle aurait perdu 457 millions de dollars).
Je suis convaincu qu'Obama n'avait aucun intérêt à ce que BlackBerry profite de sa notoriété, mais pour ce qui est de Trump avec Twitter, je n'en suis pas sûr. Avant d'être président, Trump est un homme d'affaires sans scrupules qui ne fait ni de cadeau ni de quartier. Un service de cette ampleur a dû se monnayer à prix fort.
Je ne serais pas surpris que nous apprenions un jour qu'un membre de la famille Trump a signé une entente avec Jack Dorsey en personne, le grand manitou de Twitter. Une courte entente de 140 caractères.
Sylvio LE BLANC
Montréal (Québec)


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