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Liban

Rifi qualifie Nasrallah de « guide suprême de l’État » libanais

Achraf Rifi. Photo d’archives

L'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, a violemment réagi hier soir au discours prononcé dans l'après-midi par le secrétaire général du Hezbollah, et s'est à la fois attaqué à Hassan Nasrallah et au président de la République, Michel Aoun, qui avait déclaré dans un entretien à la chaîne égyptienne CBC que les armes du Hezbollah devraient être maintenues tant que des terres libanaises restent occupées par Israël.
« Les propos du secrétaire général du Hezbollah confirment qu'il se comporte comme s'il était le guide suprême de l'État, le décideur en matière de guerre et de paix, le faiseur de politique étrangère et le décideur du sort des Libanais, de leur avenir et de leur économie », a lancé M. Rifi. Que fait l'État par rapport à ces positions qui touchent à la dignité des institutions et de ceux qui les occupent et qui transforment l'État en structure vide ? s'est interrogé M. Rifi affirmant que le Hezbollah,
« un parti dépendant de l'Iran, détermine la politique du Liban ».
« Qui a chargé Nasrallah de jouer le rôle de guide suprême au Liban ? » s'est interrogé M. Rifi, demandant au président Aoun, « gardien de la Constitution, si le Liban peut se redresser en présence d'un mini-État transnational et armé ».
« Avez-vous accepté de légitimer l'implication du Hezbollah en Syrie, en Irak, au Yémen et au Bahreïn après avoir légitimé les armes à l'intérieur (du Liban) sous le prétexte de la défense du Liban ? À quoi servent les garanties que vous avez données à l'Arabie saoudite et aux pays du Golfe pour restaurer les relations avec ces États amis au moment où celui qui, à la base, les avait sabotées s'évertue à le faire encore ? »
« Nous demandons au gouvernement libanais silencieux, si ce silence vaut acceptation, a-t-il encore dit. (...) Ce silence fait du Liban un pays complètement suiveur de ce mini-État qui reçoit ses directives de Téhéran (...). Nous disons aux maîtres de ce mini-État que nous les affronterons jusqu'à ce que l'État devienne souverain et indépendant. »

L'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, a violemment réagi hier soir au discours prononcé dans l'après-midi par le secrétaire général du Hezbollah, et s'est à la fois attaqué à Hassan Nasrallah et au président de la République, Michel Aoun, qui avait déclaré dans un entretien à la chaîne égyptienne CBC que les armes du Hezbollah devraient être maintenues tant que des terres...
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