Photo ANI
J'ai rêvé d'un métro aérien qui couvrait Beyrouth, telle une toile d'araignée lui faisant une ombrelle de structures métalliques reliées au sol par des escaliers en spirale permettant de joindre des stations aux points stratégiques de notre bonne vieille ville. Prendre alors un train qui, en un temps record, conduirait d'un endroit à l'autre. Trois petites minutes de Verdun à Sanayeh, trois autres jusqu'à l'Université américaine, six pour atteindre Tabaris, en comptant un arrêt centre-ville ; deux petites minutes et nous voilà place Sassine en plein cœur d'Achrafieh pour remonter dans un petit wagon et se retrouver tout aussi rapidement au musée national ; et, en ajoutant six minutes de plus, atteindre Cola-Cité sportive, et, de là, de nouveau Verdun et la boucle est bouclée. Durée totale de l'expédition, une demi-heure, un peu plus en calculant les arrêts et changements de trains. Trajets qui auraient pris la journée derrière le volant, un jour de pluie, au mois de décembre; sans parler de la tension nerveuse. Dans mon rêve, on pouvait, à partir du port de Beyrouth, prendre un métro et filer vers le Nord ou vers le Sud.
C'est le genre de rêve que l'on fait après avoir mis une bonne heure pour traverser la rue Clemenceau d'un bout à l'autre en voiture ou en faisant du surplace montée Accaoui. Et, à coup sûr, lorsque le trajet Jounieh-Beyrouth aura duré le temps d'un vol vers Paris ou Dubaï.


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IL FAUDRAIT DES ROUTES SUPERPOSEES... ET ENCORE... QUE DE VOITURES VOLEES FINISSENT LA...
09 h 24, le 09 février 2017