Mike Flynn lors de son point de presse, mercredi. Nicholas Kamm/AFP
Le président des États-Unis Donald Trump a affirmé hier qu'il n'écartait aucune option après sa mise en garde à l'Iran à la suite d'un récent tir de missile de la République islamique. « Rien n'est exclu », a simplement répondu, sans autres précisions, le président américain à un journaliste qui lui demandait si une action militaire avait été exclue.
Cette déclaration intervient alors que la tension entre l'Iran et les États-Unis, déjà vive depuis l'arrivée de Donald Trump, est encore montée d'un cran hier : Téhéran a dénoncé comme « provocatrices » les mises en garde américaines sur son rôle « déstabilisateur » au Moyen-Orient. « À partir d'aujourd'hui, nous mettons officiellement l'Iran en garde », avait affirmé mercredi M. Flynn, qui avait aussi dénoncé « le comportement déstabilisateur » de l'Iran au Moyen-Orient, citant en particulier un récent tir de missile balistique par Téhéran.
La riposte aux avertissements du président américain et de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, est venue du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghasemi. « Les remarques faites par le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump sont sans fondement, répétitives et provocatrices », a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse officielle IRNA.
Dans un tweet matinal dont il est coutumier, M. Trump a renchéri hier : « L'Iran a été formellement mis en garde pour avoir tiré un missile balistique. Il devrait remercier l'accord désastreux que les États-Unis ont conclu avec lui! » Le président américain fait référence à l'accord nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, qui a permis la levée d'une grande partie des sanctions internationales frappant l'Iran en échange de la limitation du programme nucléaire iranien.
Selon M. Ghasemi, qui n'a pas cité le nom de Donald Trump, les remarques de Michael Flynn interviennent « au moment où les efforts de la République islamique d'Iran dans la lutte contre les groupes terroristes au Moyen-Orient sont connus de tous ». « Il est regrettable que l'administration américaine, au lieu d'apprécier la nation iranienne pour sa lutte sans relâche contre le terrorisme, aide en pratique les groupes terroristes en répétant les mêmes remarques sans fondement et en adoptant des mesures inadaptées », a ajouté le responsable iranien, citant l'interdiction temporaire d'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, dont l'Iran. « Les politiques régionales de l'Iran sont absolument claires et transparentes : nous recherchons des relations amicales avec nos voisins basées sur le respect mutuel et la non-ingérence dans les affaires intérieures de nos pays », a affirmé M. Ghasemi.
Nouvelles sanctions
La tension entre Téhéran et Washington, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980 au lendemain de la révolution islamique de 1979, s'est brutalement accentuée après l'investiture le 20 janvier de Donald Trump.
Outre le décret Trump anti-immigration, les sujets de tension portent sur l'avenir de l'accord nucléaire de 2015 et le programme iranien de missiles balistiques. Le dernier test de missile, dimanche, reconnu par les autorités iraniennes dans le cadre de leur stratégie « défensive », a particulièrement provoqué la colère de Washington. Les États-Unis vont imposer, sans doute à partir de vendredi, de nouvelles sanctions à l'Iran, frappant une vingtaine « d'entités », a-t-on appris hier auprès de sources au fait du dossier.
Mais le général Hossein Salami, numéro deux des gardiens de la révolution, l'armée d'élite de l'Iran, a affirmé hier que non seulement l'Iran poursuivrait sa politique, mais allait même l'accentuer. « Le nombre de missiles de l'Iran, de vaisseaux de guerre, de lanceurs de missiles de défense, augmente chaque jour », a déclaré le général Salami, cité par les agences de presse Tasnim et ISNA. En confirmant qu'un nouveau test de missile avait bien été effectué, le ministre iranien de la Défense, le général Hossein Dehghan, avait assuré mercredi qu'il n'était en contradiction ni avec l'accord nucléaire ni avec la résolution 2231 de l'ONU qui l'a entériné. Cette résolution appelle l'Iran « à ne mener aucune activité liée à des missiles balistiques conçus pour emporter une tête nucléaire ». Téhéran a toujours affirmé que ses missiles n'étaient pas conçus dans ce but.
(Source : AFP)


Encore le fameux 'toutes les options sont sur la table " ?????????? Ça va là trouvez autre chose, entre temps nous on a grandi. Zut alors. ..
23 h 10, le 03 février 2017