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Nos lecteurs ont la parole - Par Georges Tyan

La confrérie

Quand la plume est volubile difficile de la faire taire. D'autant plus qu'il flotte dans l'air une ambiance pour le moins délétère qui, comme une démangeaison, vous nargue, votre clavier se fait insistant, vous intime l'ordre de libérer vos doigts piaffant d'impatience pour coucher noir sur blanc en termes bien sentis le malaise qui vous prend.
Mais à force d'écrire même en lettres de feu, de dénoncer les fauteurs, leurs actes, leur barbarie, les gabegies, les exactions que tout le monde connaît, braquer d'un geste franc sans équivoque, sans peur, la lumière du jour sur leurs faits et méfaits sans que cela ne les trouble, votre plume s'émousse et vous baissez les bras.
Se peut-il, en effet, que vous ayez raison et qu'ils soient dans leur tort ? Vous êtes un et pas plus, eux forment une confrérie qui n'a pas froid aux yeux, ayant bien agencé leurs perfides relations, à vos dépens bien sûr.
Vous leur imputez tous les maux de la terre. Leurs bisbilles, leurs courroux, leurs guerres fratricides, les boulets qu'ils se lancent n'étant que poudre aux yeux. À vous les pots cassés, vous en payez le prix. Vos courbettes serviles les ont installés sur un piédestal, puis pleins de hargne, de rancune, vous les accusez d'attiser vos misères, sans doute de les provoquer.
La réalité est tout autre. Certains de ces gens-là ont souffert dans leur chair le sang d'un parent proche ou d'un être aimé, ces épreuves sont dures pour qui en est atteint. Relevant le flambeau rouge comme un tison, des fois avec bonheur, d'autres s'ils n'ont pas la carrure apprendront sur le tas.
Et d'un accord tacite durci par les épreuves, initiés par le temps, oubliant leurs malheurs, l'ego gonflé à bloc, unis pour tirer le meilleur du peu de richesse qui reste dans notre pays, l'ayant appauvri et dévalisé à tour de bras, tels de joyeux drilles, ils montent sur le tréteau de la nation.
Bien que piètres acteurs, ils donnent leur spectacle, jurent main sur le cœur leur unique mobile étant chacun le bien- être de ses ouailles, ayant sciemment sinon savamment divisé un peuple devenu crédule à force de privations, obéissant, leurré de promesses jamais tenues.
Dépassant un communautarisme à fleur de peau qu'ils ont cultivé pour mieux asseoir leur primauté, ils vont jusqu'à classer les gens par catégorie : spoliés, spoliateurs, va-t-en guerre, corrompus, alors qu'en coulisses dans le cercle restreint des décideurs, entre eux c'est le fol amour.
N'était-ce la crainte d'un virus, la crise des déchets montrant à nouveau le bout de son nez, les rues crevassées, l'absence notoire d'électricité la nuit, les enlèvements et autres affaires scabreuses, les dignes membres de cette confrérie auraient envoyé le peuple sur un nouveau jeu de piste : à la recherche des pièces du puzzle de mon pays.

Quand la plume est volubile difficile de la faire taire. D'autant plus qu'il flotte dans l'air une ambiance pour le moins délétère qui, comme une démangeaison, vous nargue, votre clavier se fait insistant, vous intime l'ordre de libérer vos doigts piaffant d'impatience pour coucher noir sur blanc en termes bien sentis le malaise qui vous prend.Mais à force d'écrire même en lettres de feu, de dénoncer les fauteurs, leurs actes, leur barbarie, les gabegies, les exactions que tout le monde connaît, braquer d'un geste franc sans équivoque, sans peur, la lumière du jour sur leurs faits et méfaits sans que cela ne les trouble, votre plume s'émousse et vous baissez les bras.Se peut-il, en effet, que vous ayez raison et qu'ils soient dans leur tort ? Vous êtes un et pas plus, eux forment une confrérie qui n'a pas froid aux yeux,...
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JOLI !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 10, le 02 février 2017

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Commentaires (1)

  • JOLI !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 10, le 02 février 2017

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