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Liban - Conseil Des Ministres

Hariri assure qu’il est sur la même longueur d’onde avec Aoun concernant la loi électorale

Le gouvernement compte maintenir le plan de gestion des déchets élaboré par le cabinet Salam, avec quelques amendements.

Réuni hier sous la présidence du Premier ministre Saad Hariri, le gouvernement a approuvé un ordre du jour ordinaire, qui ne comprenait aucun point en rapport avec les législatives prévues en mai prochain. Selon le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, la question de la convocation du collège électoral et la formation de la commission chargée de superviser les élections seraient « peut-être » à l'ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra à Baabda la semaine prochaine. « Nous avons le temps » d'en discuter, a-t-il ajouté, alors que le collège électoral devrait être convoqué le 21 février.
Une partie du Conseil des ministres d'hier a quand même porté sur les tractations en cours pour tenter de dégager un consensus autour d'une nouvelle formule pour la loi électorale, à partir du moment où le Premier ministre a mis les points sur les i concernant notamment le débat autour du mode de scrutin et ses rapports avec le président de la République.
La mise au point de M. Hariri s'explique par des informations qui circulent sur un refroidissement de ses rapports avec le président Michel Aoun, du fait que chacun d'eux plaide pour un mode de scrutin différent. Le courant du Futur, que préside Saad Hariri, reste farouchement opposé à la proportionnelle défendue par le chef de l'État et le Hezbollah. « Le président et moi sommes sur la même longueur d'onde. À ceux qui misent sur une détérioration de la relation entre les pôles du pouvoir, je dis que leurs vœux ne seront pas exaucés et que l'entente établie pour protéger la stabilité politique reste solide et ne sera pas ébranlée par ceux qui essaient de faire ressusciter le passé », a déclaré M. Hariri qui a rappelé l'engagement de son équipe, dans la déclaration ministérielle, à organiser les élections sur base d'une nouvelle loi électorale.
« Les divergences de vues entre les diverses composantes politiques ne signifient pas que nous sommes arrivés à une impasse. Il s'agit, au contraire, d'un signe de bonne santé », toujours selon M. Hariri qui a appelé à la poursuite des concertations pour élaborer une nouvelle formule électorale « qui serait en vigueur pendant des dizaines d'années ».
Assurant que la loi de 1960 a été bel et bien enterrée, M. Hariri a estimé qu'il ne faut pas « désespérer de parvenir à une nouvelle loi électorale ». « Nous devrions être capables de consentir des sacrifices pour nous entendre sur un texte qui n'effrayera aucune composante politique ou confessionnelle. »

Le dossier des déchets
Une partie de la réunion a également porté sur le dossier des déchets, étant donné que la décharge de Costa Brava devrait être fermée dans quatre mois, sur ordre du juge des référés de Baabda, Hassan Hamdane. Le ministre de l'Information, Melhem Riachi, qui a donné lecture des résolutions officielles, a expliqué laconiquement que le gouvernement a examiné au cours de sa réunion le plan établi par l'ancienne équipe ministérielle. Or le plan de gestion des déchets du gouvernement Salam, adopté en mars dernier, se fonde essentiellement sur l'aménagement de deux décharges, l'une sur le site de Costa Brava et l'autre à Bourj Hammoud. Est-ce à dire qu'un recours sera présenté contre la décision du magistrat ? Le ministre n'a pas voulu donner de plus amples précisions sur la question, se contentant d'indiquer que la commission ministérielle ad hoc doit se réunir de nouveau pour « introduire quelques amendements à ce plan ». « Nous ne permettrons pas que le Liban soit de nouveau noyé sous les ordures », a-t-il assuré.

Réuni hier sous la présidence du Premier ministre Saad Hariri, le gouvernement a approuvé un ordre du jour ordinaire, qui ne comprenait aucun point en rapport avec les législatives prévues en mai prochain. Selon le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, la question de la convocation du collège électoral et la formation de la commission chargée de superviser les élections seraient « peut-être » à l'ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra à Baabda la semaine prochaine. « Nous avons le temps » d'en discuter, a-t-il ajouté, alors que le collège électoral devrait être convoqué le 21 février.Une partie du Conseil des ministres d'hier a quand même porté sur les tractations en cours pour tenter de dégager un consensus autour d'une nouvelle formule pour la loi électorale, à partir du moment où le...
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