Rechercher
Rechercher

Liban

Ils ont dit... sur la réforme électorale en vue

– Nagib Mikati, député et ancien Premier ministre, dans une déclaration : « Ce qui a pu se dégager au cours des derniers jours sur les débats autour d'une nouvelle loi électorale est loin de correspondre aux ambitions des Libanais. Nous ne faisons qu'assister à une nouvelle tentative de mettre au point une nouvelle loi faite sur mesure, selon les intérêts de certaines personnes et certaines alliances, dans le but de monopoliser le vote. Ce projet présente un modèle électoral qui souffre des mêmes tares que la loi de 1960 dont nous réclamons le changement. Certains n'ont pas tiré les leçons du passé, notamment le prix payé par ceux qui avaient voulu monopoliser la représentation mais se sont trouvés marginalisés. D'aucuns se font des illusions en pensant que la méthode des compromissions les habilitera à imposer à nouveau leurs vues au prix du partenariat réel. Du reste, je ne perçois que deux issues à ces débats stériles autour de la loi électorale : soit un retour au projet de loi, approuvé par notre cabinet, portant sur la proportionnelle intégrale sur base de treize circonscriptions; soit un retour aux accords de Taëf, c'est-à-dire la tenue de législatives en dehors du paramètre communautaire et la création parallèle d'un sénat. »

– Fayçal Karamé, ancien ministre, recevant des délégations populaires à son bureau à Tripoli : « Le projet de loi dont on entend parler semble une anomalie de la nature. Même celui qui l'a mis au point ne parvient toujours pas à l'expliquer au public. Ce que nous réclamons est un retour à la juste représentativité, que seule la proportionnelle peut assurer. En attendant d'être informé de première main du texte dont il est question, le texte le plus juste reste pour moi le projet élaboré par le gouvernement Mikati. »

– Talal Merhebi, ancien ministre et député, devant ses visiteurs au Akkar : « La confusion dans laquelle est plongé le pays, et qui risque de provoquer des dérapages, relève de la responsabilité des leaders politiques (...). Il est désolant de voir à l'œuvre des manieurs de ciseaux tenter de découper la loi électorale à leur mesure, ce que nous refusons catégoriquement. Quel est donc ce pays où la réforme électorale ne survient que sous la pression des délais, du confessionnalisme et du communautarisme ? Ce que nous réclamons tous est une loi moderne qui, basée ou non sur la proportionnelle, génère une nouvelle caste politique. »

– Melhem Riachi, ministre de l'Information, à Radio- Orient : « La proportionnelle mêlée à la majoritaire améliore la représentation sans porter atteinte à la Constitution. Quoi qu'il en soit, il n'y a absolument pas de retour à la loi de 1960 qui fait vivre les chrétiens dans la peur d'être marginalisés. Je suis, du reste, confiant que nous aboutirons à une nouvelle loi électorale dans les prochains jours, et qu'il s'ensuivra un report technique du scrutin. Pour ce qui est de la communauté druze, celle-ci est une composante essentielle du Mont-Liban et du Liban, et rien n'unit toutes les composantes nationales mieux que le scrutin mixte. Par ailleurs, l'on peut dire que la glace s'est brisée entre les Forces libanaises et les Marada. L'objectif de ma visite à Bnechii était de débattre du projet que j'envisage de proposer visant à remplacer le ministère de l'Information par un ministère de communication et de dialogue. Le député Sleiman Frangié a été très réceptif à ce sujet, chargeant le député Estephan Doueihy de faire le suivi avec nous. »

– Ziyad Baroud, avocat et ancien ministre, dans une déclaration : « Il n'y a aucune entrave à la tenue des élections dans les délais et sur la base d'une nouvelle loi électorale (...). Le problème n'est pas tant technique, comme on veut le faire croire, que politique. »

– Le Bloc populaire de Zahlé, dans un communiqué : « Bien que nous valorisions ce surprenant sursaut politique après huit ans d'atermoiements dans l'élaboration d'une loi électorale moderne, nous avons des questions, qui risquent de devenir des appréhensions, sur ce qui se concocte à huis clos. Nous réclamons le droit des Libanais d'accéder à l'information électorale et le droit des parties qui ne participent pas au pouvoir de s'assurer une loi qui ne les marginalise pas, et surtout d'immuniser leurs villes et cazas de ce fléau de la division injuste, faite sur mesure à des fins politiques. Nous défendons la proportionnelle, (...) mais nous rappelons que celle-ci a pour but de renforcer le partenariat, non de forcer des découpages électoraux pour saper ceux qui ont un poids électoral (...) ni de maquiller la loi de 1960. En tout état de cause, Zahlé ne se prêtera à aucun jeu avec les sièges de ses représentants, et n'entend offrir aucun siège à ceux qui sont coincés électoralement. »

– Nagib Mikati, député et ancien Premier ministre, dans une déclaration : « Ce qui a pu se dégager au cours des derniers jours sur les débats autour d'une nouvelle loi électorale est loin de correspondre aux ambitions des Libanais. Nous ne faisons qu'assister à une nouvelle tentative de mettre au point une nouvelle loi faite sur mesure, selon les intérêts de certaines personnes et certaines alliances, dans le but de monopoliser le vote. Ce projet présente un modèle électoral qui souffre des mêmes tares que la loi de 1960 dont nous réclamons le changement. Certains n'ont pas tiré les leçons du passé, notamment le prix payé par ceux qui avaient voulu monopoliser la représentation mais se sont trouvés marginalisés. D'aucuns se font des illusions en pensant que la méthode des compromissions les habilitera à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut