Trois hausses des taux en 2017, c'est la dernière prévision médiane des membres du FOMC (graphe ci-contre). Sur cette base, rien ne justifie une hausse de taux dès cette semaine. Le communiqué de presse ne contiendra aucune nouveauté, hormis le point actualisé sur les dernières données économiques qui étaient plutôt solides. Après cette réunion sans véritable enjeu, le débat monétaire va s'intensifier à mesure qu'on avancera dans l'année. Tout d'abord, la Fed devra bien à un moment incorporer dans ses prévisions les politiques fiscale et commerciale que la nouvelle administration promet différentes de celles menées ces dernières années (stimulation budgétaire, protectionnisme). Dans la mesure où cela peut soit doper la demande domestique, soit la demande extérieure (via une appréciation du dollar), la Fed pourrait être forcée de revoir en hausse ou en baisse le rythme de normalisation. De plus, la Fed pourrait aussi, dans les prochains mois, modifier sa politique de réinvestissement des titres achetés durant le QE. Elle a promis de le faire une fois que le cycle de hausse des taux serait bien engagé. Enfin, même si la Fed veut éviter de se trouver impliquée dans des choix partisans, on sait que Donald Trump entend renouveler la composition du Board de la Fed. Pour l'instant, avec un chômage sous le seuil de 5 % et une l'inflation proche de 2 %, la prudence impose de s'en tenir au plan annoncé en décembre, celui d'une hausse graduelle des taux.
Cet article est réalisé par Fidus


