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Liban

Geagea : une nouvelle loi électorale mixte pour bientôt

Meerab
OLJ
30/01/2017

C'est une « heureuse nouvelle » que le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a tenu à annoncer aux Libanais, dans un entretien à l'agence al-Markaziya.
« Nous sommes à deux doigts, voire plus proches, de réaliser le rêve tant attendu d'adopter une nouvelle loi électorale », a affirmé M. Geagea, rendant hommage aux « efforts colossaux déployés par les FL et d'autres forces politiques pour réaliser ce rêve, même avec un retard de dix ans, durant lesquels une multitude de réunions avaient eu lieu pour discuter de multiples formules, qui ont toutes abouti à une impasse ».
La formule qui serait en passe d'être adoptée, selon le leader FL, serait le projet mixte proposé par son parti avec le courant du Futur et le Parti socialiste progressiste, qui a prouvé « sa justesse », puisque la plupart des formations politiques l'ont approuvé et qu'il s'agit désormais d'un « point de départ au niveau des concertations électorales ».
« Je suis très content que nous soyons aux portes d'un consensus sur une version épurée de la loi mixte. Ce à quoi aspirent les Libanais depuis des années deviendra bientôt réalité, avec la naissance d'une nouvelle loi électorale garantissant la saine représentation et comportant des réformes qui rendent l'échéance électorale attendue plus transparente et la placent au centre des regards de la région et du monde », a ajouté Samir Geagea.

L'hommage à Aoun
Le chef des FL a rejeté la thèse selon laquelle le projet de loi en question a été taillé à la mesure des forces politiques et de leurs intérêts, ou encore qu'il s'agit d'une reproduction de la loi de 1960 avec un soupçon de proportionnelle tronquée. « Nous avons fait preuve de beaucoup d'ouverture vis-à-vis des formules électorales qui améliorent la représentation », a-t-il indiqué, soulignant que « la formule mixte réalise la saine représentation de l'ensemble des forces politiques ». « Celui qui considère qu'il n'a pas de place dans cette formule n'en trouvera nulle part ailleurs », a-t-il noté. Et à ceux qui s'opposent à cette formule mixte, il les a appelés à proposer des alternatives. « Si nous parvenons à déboucher sur un consensus de la plupart des forces politiques autour d'une telle formule, nous l'adopterons », a-t-il dit.
Le chef des FL a enfin défendu l'attitude du président de la République, Michel Aoun, concernant sa menace de ne pas signer le décret de convocation du collège électoral, estimant que cela « ne contrevient pas à ses prérogatives constitutionnelles ». « S'il n'avait pas agité cette menace, nous ne serions pas à la veille de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale », a-t-il dit. Selon lui, les trois composantes qui auront permis de déboucher sur une nouvelle loi sont « la clarté des positions du président Aoun et sa détermination, l'alliance entre les FL et le Courant patriotique libre, et leur coordination avec le chef de l'État à ce niveau, ainsi que la position compréhensive du courant du Futur ».

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