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Liban - Baabda

Aoun sur LCI : « Sans le régime d’Assad, le Liban serait une seconde Libye »

« Je suis la dernière chance du pays », affirme le chef de l'État.

Le président Aoun, durant son entretien à LCI. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Aoun, a affirmé hier qu'il constitue « la dernière chance pour le Liban », soulignant que son projet est le renforcement des institutions et le maintien de la stabilité et de la sécurité du pays.
Dans un entretien à la chaîne française LCI accordé à notre confrère Vincent Hervouët, le chef de l'État a indiqué d'emblée que, depuis son élection à la présidence, il « considère qu'il n'y a pas un instant à perdre », et que, s'il a repris le flambeau, « il y a encore beaucoup à faire aux plans sécuritaire et économique ». « Avec l'âge, on ne change pas de nature, mais on gagne plus d'expérience, on devient plus sage et on évite les grandes fautes », a ajouté le général Aoun, en précisant qu'au niveau de la reconstruction des institutions, « je suis la dernière chance du Liban ».
Pour autant, le président de la République a indiqué qu'il refusait de compter les jours qui le séparent de la fin de son mandat, et qu'il « travaille simultanément sur tous les secteurs ». « Il ne faut pas attendre », a-t-il souligné. « Il faut rendre l'État fort (...). Parce que si les hommes sont plus forts (que l'État), c'est la pagaille. Personnellement, je veux cela et j'ai le droit de le vouloir et de l'appliquer, parce que je suis le seul qui ai fait le serment d'appliquer la Constitution et la loi. Si le président le fait, il faut que le reste obéisse », a-t-il noté.
Concernant la crise des réfugiés syriens et son impact sur la souveraineté du pays, Michel Aoun a mis en exergue l'importance du rôle des forces de l'ordre et la nécessité de « rester vigilants » et de « fortifier l'armée ». « Nous arrivons actuellement à arrêter pas mal de personnes qui s'introduisent dans le pays », a-t-il dit. Mais ces réfugiés devront rentrer chez eux, « d'abord parce que la Syrie est un pays frontalier et qu'ils n'auront pas de grandes distances à franchir pour y revenir, et ensuite parce que leur gouvernement n'est pas le gouvernement israélien qui empêche les Palestiniens de retourner ». « Ils doivent rentrer chez eux parce que nous ne pouvons pas les accueillir indéfiniment. Nous les avons reçus pour des raisons humanitaires. Mais après ? » a dit le chef de l'État.
Interrogé sur l'importance de la bataille d'Alep, le président de la République a répondu qu'au lendemain de cette bataille, « l'équilibre des forces a sans doute changé et il est actuellement en faveur du gouvernement syrien ». « Ce fait marque le début des négociations pour atteindre une solution politique. La guerre ne finit pas sur une victoire d'une partie sur l'autre. Il y a toujours des compromis », a-t-il noté.

Une bonne succession
En réponse à une question sur « l'erreur » qui aurait été commise par la France de François Hollande de réclamer le départ du président syrien Bachar el-Assad, Michel Aoun a dit : « Personnellement, je n'ai jamais été convaincu qu'il allait partir et je l'ai toujours dit. Les autres connaissent mal la Syrie, parce que, sans le régime d'Assad actuellement, nous aurions une seconde Libye ici. Parce qu'il est la seule force qui pourrait rétablir l'ordre et réunir tout le monde. »
Au sujet de sa visite en Arabie saoudite et au Qatar, le président Aoun a indiqué que ces deux pays avaient « promis » de rétablir « des relations normales » avec le Liban.
Sur ses inquiétudes quant à l'arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis et sa volonté de remettre en cause l'accord sur le nucléaire avec l'Iran et de transférer l'ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem, le général Aoun a répondu que cela « inquiète d'abord les Américains ». Et en réponse à la question de savoir si le président russe Vladimir Poutine « fait du bon travail au Moyen-Orient », le chef de l'État a dit : « Il combat les extrémistes. »
Dans le contexte de la crise internationale et de la montée actuelle aux extrêmes, le général Aoun a estimé que « le monde doit repenser aux systèmes de défense et de sécurité », et procéder à « une remise en cause de tout ». « Je pense que le monde islamique va faire une remise en cause », a-t-il indiqué.
Selon lui, les chrétiens d'Orient « ne s'installent pas au Liban parce qu'ils n'y a plus de place en raison de la densité démographique (600 par km²), l'arrivée des Syriens et des ressources économiques très limitées du pays ». Et dans ce contexte de crise, le Liban « sera le modèle que le monde va adopter », et « le pluralisme est le mode qui vaincra ».
À la question de savoir s'il envisage un second mandat, le président Aoun a répondu : « Je ne pense pas. Je devrais avoir une bonne succession », en « servant de modèle ». « Je crois qu'il y aura un changement psychologique radical au Liban, que l'on va penser la politique autrement », comme « au service des autres, du pays et du peuple », a-t-il conclu.

Le président de la République, Michel Aoun, a affirmé hier qu'il constitue « la dernière chance pour le Liban », soulignant que son projet est le renforcement des institutions et le maintien de la stabilité et de la sécurité du pays.Dans un entretien à la chaîne française LCI accordé à notre confrère Vincent Hervouët, le chef de l'État a indiqué d'emblée que, depuis son élection à la présidence, il « considère qu'il n'y a pas un instant à perdre », et que, s'il a repris le flambeau, « il y a encore beaucoup à faire aux plans sécuritaire et économique ». « Avec l'âge, on ne change pas de nature, mais on gagne plus d'expérience, on devient plus sage et on évite les grandes fautes », a ajouté le général Aoun, en précisant qu'au niveau de la reconstruction des institutions, « je suis la...
commentaires (4)

Neron je te vois!! autant dire "apres moi le deluge"

George Khoury

10 h 55, le 30 janvier 2017

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Commentaires (4)

  • Neron je te vois!! autant dire "apres moi le deluge"

    George Khoury

    10 h 55, le 30 janvier 2017

  • Un vrai résistant, visionnaire droit dans ses bottes et QUI N'A EN AUCUNE FAÇON CHANGÉ DE DISCOURS NI DE BOUSSOLE , mais seulement peut être, de ton . BRAVO MR PRESIDENT PHARE AOUN.

    FRIK-A-FRAK

    10 h 53, le 30 janvier 2017

  • "Äâoûn a affirmé qu'il constitue la dernière chance pour le Liban et que quand le président fait, il faut que le reste obéisse." ! A vos ordres "Maréchal" ! Il a ajouté que "ces réfugiés.... Syriens devront rentrer chez eux parce que leur gouvernement(?) n'est pas le gouvernement israélien qui empêche les Palestiniens de retourner." ! En oubliant de mentionner que ceci n'empêche pas ce gouvernement(!) bää bää bääSSyrien, non point de "retourner", mais surtout de les BOMBARDER.... avec des BARILS D'EXPLOSIFS ! Puis ce Äâoûn ajoute : "Les autres connaissent mal la Syrie, parce que, sans ce régime aSSadique, nous aurions une seconde Libye ici. Et parce qu'il est la seule force qui pourrait rétablir l'ordre et réunir tout le monde." ! Yâ äâïybichoûm !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 47, le 30 janvier 2017

  • En tout cas je ne suis pas du tout d'accords avec notre président quand il dit que le liban serait la Syrie sans le régime d'assad

    Bery tus

    08 h 38, le 30 janvier 2017

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