Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a assuré, au cours d'une cérémonie commémorant l'accord entre le Courant patriotique libre (CPL) et le Hezbollah, que le pays est proche d'un « grand accomplissement national en matière de loi électorale pour protéger tous les partis et communautés ».
C'est en l'église Saint-Michel de Chiyah que le CPL et le parti chiite ont célébré hier la signature en 2006 de leur document d'entente. Étaient présents : les ministres César Abi Khalil et Tarek Khatib, ainsi que les députés Alain Aoun, Nagy Gharios, Hikmat Dib, Ali Ammar et Bilal Farhat, aux côtés de plusieurs personnalités municipales et partisanes.
Après les mots de bienvenue de Nagy Gharios, Edmond Gharios (président du conseil municipal de Chiyah et du père Sélim Makhoul (prêtre de la paroisse Saint-Michel), Ali Ammar a pris la parole. Il a estimé que « depuis 11 ans, les deux grandes figures que sont Michel Aoun et Hassan Nasrallah n'ont pas signé un accord ordinaire entre deux partis politiques ». « Ils ont voulu présenter un modèle à suivre par toutes les composantes qui possèdent les ressources de telles ententes », a-t-il souligné. « Les Libanais réclament une loi électorale moderne qui n'écarterait personne et comprendrait les appréhensions, et qui serait à même d'assurer une bonne représentation des composantes politiques », a ajouté le député, espérant « un saut qualitatif pour permettre aux jeunes de participer aux législatives et donner aux femmes leur droit à la participation politique ».
De son côté, Gebran Bassil a estimé que l'élément fort de l'accord du 6 février est celui de rendre à l'État sa force, dans la mesure où il a été conclu par les forts. « L'entente de Chiyah a détruit un grand mur entre les Libanais, en l'occurrence les lignes de démarcation », a estimé le chef du CPL, avant de poursuivre : « Avec notre accord avec les Forces libanaises, nous avons détruit les murs entre les Libanais. De même, par l'entente avec le courant du Futur, nous détruirons le mur qui interdisait notre rencontre autour du partenariat. »
Évoquant la loi électorale, Gebran Bassil a déclaré : « Nous nous rapprochons d'un grand accomplissement national pour protéger tous les partis et communautés, et sauver ceux qui sont marginalisés. » Pour le chef de la diplomatie, « il n'y a pas de problème à ce que le mode électoral filtre la vie politique et laisse aux partis majoritaires le soin de mettre au point les modalités du vivre-ensemble ».
Liban
Loi électorale : « Nous nous rapprochons d’un grand exploit national », déclare Bassil
OLJ / le 30 janvier 2017 à 00h00


"Le béSSîîîl a déclaré qu'il n'y a pas de problème à ce que le mode électoral filtre la vie politique, et laisse aux partis majoritaires(?) le soin de mettre au point les modalités du vivre-ensemble." ! Quid des partis "minoritaires!?", äâïynéééh ?!
13 h 52, le 30 janvier 2017