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Économie - Plan D’Aide Européen

La dette « explosive » de la Grèce refroidit le FMI

Sans mesure d'allègement, la dette grecque devrait atteindre le ratio de 275 % du PIB en 2060, contre 180 % actuellement, selon un rapport du Fonds.

Le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, et le commissaire européen à l’Économie, Pierre Moscovici, le 27 janvier 2017 à Bruxelles. Emmanuel Dunand/AFP

Réclamée notamment par l'Allemagne, la participation du FMI au plan d'aide européen à la Grèce est compromise par un rapport confidentiel de l'institution jugeant la dette du pays « explosive » et l'allègement promis par l'eurozone peu « crédible ». « La dette grecque est totalement intenable. Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme (NDLR: d'aide), la dette publique et les besoins de financement vont devenir explosifs sur le long terme », écrit le Fonds monétaire international.
Sans mesures d'allègement, la dette grecque devrait ainsi atteindre le vertigineux ratio de 275 % du produit intérieur brut en 2060, contre 180 % actuellement, indique ce document qui doit être discuté par les États membres du FMI le 6 février. À l'heure actuelle, le FMI, qui a participé aux deux précédents renflouements de la Grèce en 2010 et 2012, n'est pas en situation de contribuer au plan de 86 milliards d'euros (92 milliards de dollars) accordé à l'été 2015 par la zone euro. Selon ses règles internes, le Fonds ne peut ainsi accorder un prêt à un État que s'il juge sa dette soutenable. Une exception concoctée en 2010 pour aider la Grèce a été supprimée en 2016 sous la pression notamment des États-Unis.

Casse-tête
Le casse-tête sur la Grèce n'est donc pas prêt de se résoudre: Allemagne en tête, plusieurs pays européens ont fait de la participation du FMI une condition sine qua non du renflouement d'Athènes. Dans ce rapport qui doit guider la décision de ses États membres, le FMI ne tranche pas la question mais appelle l'eurozone à en faire beaucoup plus pour ramener la dette grecque dans les clous. « La Grèce a besoin d'un important allègement de dette de ses partenaires européens pour garantir la viabilité de la dette », indique le Fonds, répétant le message qu'il martèle depuis plusieurs mois.
Le commissaire européen à l'Économie Pierre Moscovici a assuré être « confiant » dans la démarche adoptée par les Européens et que le travail « pour réduire encore la dette grecque » se poursuivait. Le rapport recèle aussi un point de divergence: les Européens tablent sur un excédent budgétaire primaire de 3,5 % du PIB que le FMI juge peu réaliste. Son rapport table d'ailleurs sur un excédent de seulement 3,0 % en 2019.
Une hypothèque majeure pèse par ailleurs sur les finances grecques, prévient le FMI. Si Athènes n'applique pas les réformes demandées par ses créanciers, la viabilité de la dette ne sera « pas garantie », même avec des mesures d'allègement drastiques. Ce risque n'est pas anodin: les relations entre le gouvernement grec et ses bailleurs de fonds restent marquées par de nombreux épisodes de tension.
(Source : AFP)

Réclamée notamment par l'Allemagne, la participation du FMI au plan d'aide européen à la Grèce est compromise par un rapport confidentiel de l'institution jugeant la dette du pays « explosive » et l'allègement promis par l'eurozone peu « crédible ». « La dette grecque est totalement intenable. Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme (NDLR: d'aide), la dette publique et les besoins de financement vont devenir explosifs sur le long terme », écrit le Fonds monétaire international.Sans mesures d'allègement, la dette grecque devrait ainsi atteindre le vertigineux ratio de 275 % du produit intérieur brut en 2060, contre 180 % actuellement, indique ce document qui doit être discuté par les États membres du FMI le 6 février. À l'heure actuelle, le FMI, qui a...
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