« Nous avons joué cartes sur table », a déclaré Carlos Ghosn, PDG de Renault. Charly Triballeau/AFP
Le constructeur automobile français Renault, soupçonné par la justice de tromperie sur les émissions de moteurs diesel, n'a pas « triché » en utilisant des logiciels destinés à fausser les contrôles antipollution, a assuré vendredi sur la chaîne de télévision France 2 Carlos Ghosn, son PDG.
« Il y a deux questions de fond : la première, c'est "est-ce qu'il y a triche ?" Cela, c'est le point le plus important. La réponse est non, tout le monde le dit. Il n'y a pas de triche », a plaidé M. Ghosn, arguant de la bonne foi du groupe. « Nous avons joué cartes sur table, nous avons reconnu qu'il y avait un certain nombre de moteurs en dehors des conditions d'homologation », et « nous avons décidé de faire des corrections, de façon tout à fait volontaire », s'est-il défendu.
Le parquet de Paris a ordonné le 12 janvier l'ouverture d'une information judiciaire pour « tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués », ajoutant comme circonstance aggravante que « les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l'homme ou de l'animal ».
(Source : AFP)


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