Le patriarche Youhanna X Yazigi présidant l’office divin au couvent Notre-Dame du Balamand. Photo Ani
Le patriarche maronite, Béchara Raï, et le patriarche grec-orthodoxe d'Antioche, Youhanna X Yazigi, ont chacun de son côté appelé hier à l'élaboration d'une nouvelle loi électorale et la tenue des législatives dans les délais.
« Nous avons besoin d'un changement des mentalités et d'un renouvellement spirituel, moral et humanitaire chez les personnes qui œuvrent pour le bien public », a ainsi déclaré Mgr Raï dans son homélie. « Lorsque ce changement et ce renouveau seront assurés, il sera alors possible de mettre un terme à la corruption généralisée dans les institutions publiques, de contrôler le budget de l'État et les finances publiques, et de les préserver du gaspillage et du vol, a-t-il poursuivi. Alors, il sera également possible de s'entendre sur une nouvelle loi électorale qui sera représentative du Liban et du peuple, et non concoctée à la juste mesure des individus et des parties. »
Le patriarche a rappelé qu'une pareille tentative avait eu lieu en 2005, « mais cette loi n'avait pas vu le jour, parce que chacun voulait qu'elle soit taillée sur sa mesure ». « Si la loi est élaborée de manière à assurer une bonne représentativité du Liban et du peuple libanais, le renouveau des élites politiques sera alors possible, a encore insisté le patriarche Raï. De même, une valeur sera accordée à la voix de l'électeur qui aura le droit de demander des comptes aux élus. »
Se penchant sur la récente visite du président de la République, Michel Aoun, en Arabie saoudite et au Qatar, Mgr Raï a affirmé que les Libanais ont salué cette visite et le renouvellement des amitiés bilatérales qui s'en est suivi. Il a noté dans ce cadre que les Libanais aspirent à de nouvelles visites pour « renforcer encore plus la position du Liban sur les scènes arabe et internationale ».
De son côté, le patriarche Yazigi a salué l'entente qui avait prévalu avant l'élection présidentielle et qui a permis l'élection de Michel Aoun à la tête de l'État. Mgr Yazigi, qui avait présidé l'office divin au couvent Notre-Dame du Balamand, a exprimé le souhait qu'une nouvelle loi électorale voie le jour et que les législatives se tiennent dans les délais « pour activer le travail des institutions constitutionnelles et pour la stabilité du Liban ».


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