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Liban - Rapport Mondial 2017

HRW appelle le Liban à agir pour mettre fin aux violations des droits humains

Le nouveau gouvernement devrait adopter des réformes législatives et politiques, estime l'organisation internationale, qui constate une détérioration au Liban en 2016.

La situation des droits humains au Liban s'est détériorée en 2016, a annoncé hier Human Rights Watch, dans son rapport mondial 2017. Cette détérioration est la conséquence de « problèmes de longue date », « d'une crise de gestion des déchets », « d'inquiétudes relatives au traitement des réfugiés », et « d'atteintes aux libertés d'expression et de dissidence politique ».
HRW rappelle les manifestations provoquées par l'échec du gouvernement à fournir les services élémentaires, y compris le ramassage des ordures à temps et de manière sanitaire. « Certains manifestants ont été poursuivis devant des tribunaux militaires et d'autres militants, qui se sont exprimés contre le gouvernement, ont été poursuivis pour diffamation criminelle », souligne l'ONG, assurant que « les détenus ont subi de mauvais traitements et des tortures ».
Elle salue toutefois la mesure adoptée par le Parlement en octobre 2016, « consistant dans la création d'un institut national des droits de l'homme et d'un mécanisme de prévention contre la torture ».
« Parmi les personnes poursuivies en vertu des lois pénales sur la diffamation, une femme a été condamnée par un tribunal militaire le 22 août 2016 à un mois de prison pour offense à l'institution militaire, suite à ses allégations que des membres du service de renseignements militaires l'avaient violée et torturée durant sa détention en 2013 », note l'organisation. Elle rappelle que le code pénal libanais criminalise également la diffamation et la calomnie à l'encontre du président et autres fonctionnaires publics, autorisant une peine de prison allant jusqu'à un an. « Le 30 mai 2016, les autorités libanaises ont arrêté Nabil Halabi, un avocat et militant des droits humains, pour avoir publié des messages sur Facebook critiquant des responsables du gouvernement. Il a été relâché trois jours plus tard, après avoir signé un document de soumission », souligne-t-elle.
« La constitution d'un nouveau gouvernement est l'occasion de transformer cette situation en adoptant les réformes législatives et politiques nécessaires afin que le Liban soit en conformité avec ses obligations internationales en matière de droits humains », note toutefois la directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, Lama Fakih.

Droits des femmes
Se penchant sur les droits des femmes, l'organisation observe que « selon les 15 différentes lois libanaises (communautaires) relatives au statut personnel, les femmes subissent des discriminations dont l'inégalité dans l'accès au divorce, à la garde des enfants et aux droits de propriété ». « Contrairement aux hommes, les femmes libanaises ne peuvent transmettre leur nationalité à des maris étrangers et à leurs enfants, et sont soumises à des lois discriminatoires concernant les droits de succession », regrette-t-elle.
HRW estime par ailleurs que « le manque de coordination dans la réponse du gouvernement à la traite sexuelle expose les femmes et les filles à des risques d'exploitation et d'abus ». Elle constate que les femmes syriennes sont particulièrement exposées à la prostitution forcée et à l'exploitation sexuelle pratiquées par des réseaux de trafic sexuel. « En mars, des agents de sécurité ont libéré jusqu'à 75 femmes syriennes de deux maisons de passe. Malgré une loi contre la traite humaine promulguée en 2011, le ministère des Affaires sociales n'a jamais créé de fonds d'affectation spéciale pour les victimes », déplore l'organisation.

Réfugiés
HRW dénonce par ailleurs les nouvelles politiques de résidence introduites en janvier 2015, alors que la crise des réfugiés syriens se poursuit. Ces politiques « ont causé la perte de leur statut légal par environ 70 % des Syriens, restreignant ainsi leur liberté de mouvement, leur capacité à trouver du travail, leur accès aux soins de santé et leur possibilité d'envoyer leurs enfants à l'école », révèle-t-elle. L'organisation reconnaît certes qu'avec un soutien international limité, le gouvernement libanais a beaucoup de difficultés à répondre aux besoins des réfugiés. Elle note aussi que des politiciens libanais ont demandé la relocalisation des réfugiés dans des zones situées en Syrie. « Les réfugiés ne seront en sécurité nulle part s'ils retournent en Syrie ; de plus, toute relocalisation forcée serait illégale en vertu du droit international », conclut Lama Fakih, invitant le nouveau président à « respecter les obligations du Liban en matière de droits humains et désavouer les déportations forcées des réfugiés ».

La situation des droits humains au Liban s'est détériorée en 2016, a annoncé hier Human Rights Watch, dans son rapport mondial 2017. Cette détérioration est la conséquence de « problèmes de longue date », « d'une crise de gestion des déchets », « d'inquiétudes relatives au traitement des réfugiés », et « d'atteintes aux libertés d'expression et de dissidence politique ».HRW rappelle les manifestations provoquées par l'échec du gouvernement à fournir les services élémentaires, y compris le ramassage des ordures à temps et de manière sanitaire. « Certains manifestants ont été poursuivis devant des tribunaux militaires et d'autres militants, qui se sont exprimés contre le gouvernement, ont été poursuivis pour diffamation criminelle », souligne l'ONG, assurant que « les détenus ont subi de...
commentaires (2)

ET CEUX QUI ONT FOMENTE LES PRETENDUS PRINTEMPS EN CREANT DES ORGANISATIONS TERRORISTES DE TOUTES LES COULEURS QUI ONT DETRUIT PLUSIEURS DES PAYS DE LA REGION... SONT-ILS LES PROMOTEURS DES DROITS DE L,HOMME... EN SAVENT-ILS LE SENS ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 36, le 14 janvier 2017

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Commentaires (2)

  • ET CEUX QUI ONT FOMENTE LES PRETENDUS PRINTEMPS EN CREANT DES ORGANISATIONS TERRORISTES DE TOUTES LES COULEURS QUI ONT DETRUIT PLUSIEURS DES PAYS DE LA REGION... SONT-ILS LES PROMOTEURS DES DROITS DE L,HOMME... EN SAVENT-ILS LE SENS ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 36, le 14 janvier 2017

  • ca suffit de pleurnicher et pointer du doigt . HRW doit imperativement revoir ses conclusions en y ajoutant 2 elements essentiels a toute analyse/recherche: 1- l'Origine du mal qui est AUSSI a imputer a beaucoup de pays a part le Liban 2- la Solution a ce mal( ces maux) qui elle aussi , souvent,est a trouver chez ces memes pays autres que le Liban.

    Gaby SIOUFI

    11 h 28, le 14 janvier 2017

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