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Moyen Orient et Monde

Les FDS disent progresser rapidement à l’ouest de Raqqa

Syrie

Le régime syrien intensifie les bombardements dans la région de Wadi Barada.

OLJ
28/12/2016

Les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance d'insurgés arabes et kurdes) ont annoncé avoir enregistré des gains territoriaux particulièrement rapides face au groupe État islamique (EI) à l'ouest de la « capitale » syrienne des jihadistes, Raqqa.
« Mille trois cents kilomètres carrés (pris à l'EI) en dix jours – nous pensions que cela demanderait plus de temps, mais les défenses de Daech (acronyme arabe de l'État islamique) se sont désintégrées », a ainsi déclaré le porte-parole des FDS, Talal Silo. Le groupe EI utilise des voitures piégées pilotées par des kamikazes pour tenter de freiner l'offensive des FDS, mais elles sont détruites avant de pouvoir atteindre leurs cibles, grâce à des armes récemment fournies par la coalition internationale en lutte contre l'EI, a ajouté Talal Silo, qui a précisé que les forces spéciales américaines sont engagées « aux côtés de nos forces ».
L'un des chefs de l'EI a par ailleurs probablement été tué lors des combats entre les jihadistes et les FDS autour d'un barrage stratégique sur l'Euphrate, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Raqqa, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce commandant, connu sous le nom d'Abou Djandal el-Kouweïti, aurait péri dans la nuit de lundi à mardi lors d'une contre-attaque lancée par l'EI pour essayer de reprendre aux FDS le village de Jabar perdu quelques heures plus tôt par les jihadistes, a dit le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. La contre-attaque a échoué et les FDS, coalition arabo-kurde appuyée par les États-Unis et comprenant notamment la milice kurde YPG, ne sont plus qu'à cinq kilomètres de cet important barrage, a ajouté Rami Abdel Rahmane.
La première phase de l'offensive des FDS, lancée début novembre, a visé des positions de l'EI au nord de Raqqa. La dernière phase en date s'attaque aux secteurs tenus par l'EI à l'ouest de Raqqa, parmi lesquels le barrage, qui se trouve non loin de Tabka. L'objectif est d'encercler Raqqa puis de conquérir la ville.

Sources hydrauliques
Par ailleurs, l'aviation syrienne a intensifié les bombardements sur une zone rebelle au nord-ouest de Damas dans le cadre d'une offensive lancée vendredi dernier pour reprendre ce lieu stratégique qui fournit en eau la capitale, ont annoncé hier des rebelles et des habitants. Des tirs de mortiers et des frappes aériennes ont touché plusieurs villes de la vallée de Wadi Barada, à 18 km au nord-ouest de la capitale, rapportent-ils. Les routes menant aux villes et les montagnes bordant la vallée sont contrôlées par la Garde républicaine syrienne, ainsi que par le Hezbollah, allié du régime de Bachar el-Assad.
Des habitants précisent que les combats se sont concentrés lundi dans le village de Baseimeh, où les forces du régime tentent une percée pour rejoindre une enclave d'une dizaine de villages comptant environ 100 000 habitants. « Ils cherchent à nous pousser à conclure un accord de reddition, nous n'abandonnerons pas notre terre », a déclaré un commandant du groupe rebelle Ahrar al-Cham, Abu el-Baraa. Des habitants et des rebelles rapportent également que les bombardements aériens ont mis hors service la principale station de pompage de la source Ein al-Fija. Des canaux souterrains acheminent d'habitude environ 65 % de l'eau potable utilisée par Damas. Le bombardement a également tué 14 civils et endommagé une clinique ainsi qu'une unité de protection civile, rapportent habitants et rebelles. Assiégés, les habitants de la région ont un accès restreint à la nourriture et à l'énergie.
L'armée a pour sa part précisé qu'elle visait des « terroristes ». Elle accuse les rebelles d'avoir pollué les sources avec du carburant diesel, déclenchant la coupure de l'approvisionnement en eau de la capitale par les autorités, et l'usage de réserves d'eau. Les combattants rebelles ont utilisé à plusieurs reprises les coupures d'eau comme moyen de pression pour empêcher l'armée de prendre le contrôle mais ils démentent avoir empoisonné la source, expliquant qu'ils seraient les premiers à en faire les frais.

(Source : Reuters)

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