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Liban - Exécutif

Le cabinet se réunit aujourd’hui pour, en principe, adopter la déclaration ministérielle

La commission ministérielle chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle a finalisé hier ses travaux à l'issue de sa deuxième réunion qui s'est tenue au Grand Sérail, sous la présidence du Premier ministre Saad Hariri. Le gouvernement se réunira aujourd'hui pour l'adopter. En principe.
« Nous avons achevé le texte de la déclaration ministérielle et après des contacts avec M. Hariri et le président Michel Aoun, nous nous sommes accordés sur la tenue d'un Conseil des ministres samedi (aujourd'hui) à 11 heures », a déclaré le ministre de l'Éducation Marwan Hamadé. « Si tout se passe bien, la déclaration ministérielle sera transmise au président du Parlement Nabih Berry et des séances parlementaires consacrées au vote de confiance seront fixées entre Noël et le jour de l'An, a-t-il ajouté. Si les choses se passent bien... »
La réserve de M. Hamadé pourrait bien être à sa place, selon des sources politiques proches de la commission. Comme il était à prévoir, c'est la partie de la déclaration consacrée à la lutte contre l'occupation et les empiètements d'Israël sur la souveraineté libanaise qui fait problème. La séquence en question est inspirée, sinon calquée, sur le passage correspondant de la déclaration ministérielle du gouvernement Tammam Salam, qui affirme « le droit des Libanais à résister à l'occupation israélienne ». Or, pour les Forces libanaises, « le droit des Libanais à résister » n'existe pas en soi. Il n'y a pas de peuple doté d'une volonté indépendante de celle de l'État qui en incarne les aspirations, ni de décision autonome que « le peuple » posséderait. Tout est médiatisé par l'État qui détient l'exclusivité du pouvoir de coercition public et la décision de déclarer la guerre et de conclure la paix.
Il est exclu, en tout cas, que les FL cèdent sur ce point à la logique extra-étatique ou supra-étatique du Hezbollah, laisse-t-on entendre dans les milieux politiques, et le Conseil des ministres pourrait bien buter sur ce point, si les contacts pris dans la nuit ne parviennent pas à circonscrire cette divergence fondamentale entre le Hezbollah et le reste de la classe politique. Certes, cette dernière est placée devant le fait accompli, mais elle refuse de lui donner toute légitimité constitutionnelle ou gouvernementale.
Présidée par le chef du gouvernement, la commission avait tenu mercredi sa première réunion, quelques heures après la tenue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, dont la composition avait été annoncée dimanche.

La commission ministérielle chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle a finalisé hier ses travaux à l'issue de sa deuxième réunion qui s'est tenue au Grand Sérail, sous la présidence du Premier ministre Saad Hariri. Le gouvernement se réunira aujourd'hui pour l'adopter. En principe.« Nous avons achevé le texte de la déclaration ministérielle et après des contacts avec M. Hariri et le président Michel Aoun, nous nous sommes accordés sur la tenue d'un Conseil des ministres samedi (aujourd'hui) à 11 heures », a déclaré le ministre de l'Éducation Marwan Hamadé. « Si tout se passe bien, la déclaration ministérielle sera transmise au président du Parlement Nabih Berry et des séances parlementaires consacrées au vote de confiance seront fixées entre Noël et le jour de l'An, a-t-il ajouté. Si...
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