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Nos lecteurs ont la parole - Fady Noun

Le veilleur

Branche d’amandier en fleur.

Le veilleur, c'est le surnom de l'amandier dans l'Ancien Testament. Un jour, la parole de Dieu fut adressée au prophète Jérémie. Dieu lui dit : « Tu vois cet arbre ? »
Et le prophète de répondre : « Oui, je le vois. C'est un amandier, un veilleur ! »
« Tu as vu juste, reprend Dieu, car je veille sur ma parole pour l'accomplir ! »
Six cent vingt-sept ans plus tard naissait l'enfant promis, celui qui allait sauver son peuple de ses péchés et racheter la création. C'est Jésus dont nous fêtons demain à minuit l'anniversaire.
Dieu tient toujours ses promesses, même s'il tarde à le faire. Et Dieu continue d'en faire aux peuples du monde entier. Il nous a parlé en figures, comme à Jérémie, puis il nous a parlé directement à travers son Verbe. Au départ, sa venue même était déjà une « parole ». Maintenant, après avoir envoyé un certain nombre de ses serviteurs pour l'annoncer, le veilleur était là en personne.
Il n'y avait pas de journaux, à cette époque, et en guise de manchette, ce sont des anges qu'il envoya au-devant de l'enfant qui n'était pas encore en âge de parler. « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté », chantèrent les anges. C'était la manchette. Un enfant est né, c'était le cœur de l'information. Le nourrisson a été déposé dans une mangeoire d'étable, c'était la suite dans les pages intérieures.
À l'heure choisie, Dieu envoya Jean-Baptiste pour annoncer que la parole était désormais prête à s'exprimer. « Es-tu celui qui nous était promis ? » demanda-t-on à Jésus. Sa réponse fut : « Allez dire à Jean-Baptiste que les sourds entendent, que les aveugles voient, que les morts ressuscitent. Tirez vos propres conclusions. Ouvrez les yeux. La porte que j'ouvre, personne ne peut la fermer. La porte que je ferme, personne ne peut l'ouvrir. Quand vous verrez Jérusalem dévastée, comprenez ce que je veux dire, sachez que votre rédemption est proche. »
La parole de l'enfant de Bethléem, comme la foudre, alluma un feu sur la terre. Personne n'avait parlé comme lui. Personne ne devait le faire par la suite. Depuis deux mille ans, tous les penseurs, tous les philosophes ne font que donner la répartie à une pensée qui les dépasse, comme l'azur domine la terre. Une parole à laquelle ils ne peuvent donner de répartie rationnelle que par l'insoumission. À leurs risques et périls.
En 2 000 ans, cette parole a conquis le monde, pétri et imprégné toutes les cultures, et souvent jusqu'à la moindre de nos conversations quotidiennes. Et là où les cultures y sont restées imperméables, comme dans la Chine de Confucius par exemple, c'est par le champ sémantique de la langue anglaise qui conquiert le monde après avoir conquis l'économie mondiale, qu'aujourd'hui elle pénètre.
Dieu continue de nous parler aujourd'hui de bien des manières. Il le fait de façon privilégiée à travers les saints comme Thérèse de Calcutta ou Charbel Makhlouf, assure Benoît XVI, par la profusion de grâces qu'ils accordent et les mystères qu'ils cèlent.
Il nous parle aussi par des signes et des faits. « Détruisez ce temple, et je le rebâtirai en trois jours. » Il parlait de son corps. De la Résurrection. Il pourrait dire : « Détruisez le Liban et je le rebâtirais. Ce qui est à moi est à moi. »
Aujourd'hui, nous continuons tous à guetter des signes. Nous nous sommes tous transformés en veilleurs, pour savoir ce qui doit venir. Les devins, les charlatans et les chocolatiers pullulent. Qu'est-ce qui nous attend ? Mais n'est pas veilleur qui veut. Pour comprendre une réponse, encore faut-il savoir d'où provient la question. Pour décoder les signes de Dieu, il faut être de ses intimes.
Ce qui nous attend, c'est celui qui nous a devancés, et dont nous devons attendre et comprendre les signes. En février prochain, quand l'amandier fleurira et annoncera la fonte des neiges, qu'on se le dise : Dieu veille sur sa parole pour l'accomplir.

Le veilleur, c'est le surnom de l'amandier dans l'Ancien Testament. Un jour, la parole de Dieu fut adressée au prophète Jérémie. Dieu lui dit : « Tu vois cet arbre ? »Et le prophète de répondre : « Oui, je le vois. C'est un amandier, un veilleur ! »« Tu as vu juste, reprend Dieu, car je veille sur ma parole pour l'accomplir ! »Six cent vingt-sept ans plus tard naissait l'enfant promis, celui qui allait sauver son peuple de ses péchés et racheter la création. C'est Jésus dont nous fêtons demain à minuit l'anniversaire.Dieu tient toujours ses promesses, même s'il tarde à le faire. Et Dieu continue d'en faire aux peuples du monde entier. Il nous a parlé en figures, comme à Jérémie, puis il nous a parlé directement à travers son Verbe. Au départ, sa venue même était déjà une « parole ». Maintenant,...
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