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Culture - Édition

Tout Pagnol adapté en BD, car il ne voulait pas être « panthéonifié »

Marcel Pagnol « ne voulait pas devenir un écrivain "panthénonifié" », explique l'auteur marseillais Serge Scotto, qui dirige l'adaptation en bande dessinée de l'œuvre intégrale de l'écrivain provençal, initiée par La gloire de mon père (Bamboo).
Lointain descendant du musicien Vincent Scotto, qui écrivit les musiques des films de Pagnol, Serge Scotto travaille avec Éric Stoffel. Le duo change de dessinateur à chaque livre.
Le projet a été lancé par Nicolas Pagnol, petit-fils de l'écrivain, qui défend également l'œuvre cinématographique de son grand-père. Sur une quinzaine d'années, 30 BD doivent être publiées dans la collection Grand Angle.
Les premiers tirages sont déjà un succès puisque 40 000 exemplaires de La gloire de mon père (dessins de Morgann Tanco) ont été vendus, selon l'éditeur Bamboo.
Le château de ma mère sorti à la fin de l'automne a aussi été tiré à 40 000 exemplaires, et environ 15 000 BD de Topaze ou Merlusse, œuvres moins connues de Pagnol, ont été vendues.
La collection a reçu le prix Toinon de l'Académie de Marseille. Jazz en avril, puis Le Schpountz en juin, doivent suivre.
Cette adaptation est « au service de Pagnol, en modifiant de bon aloi, car il faut faire une bonne BD », explique à l'AFP Serge Scotto.
Pour Nicolas Pagnol, l'œuvre de son grand-père « n'a pas besoin de revivre, elle est éternelle, mais je veux toucher les nouvelles générations ».
Se définissant comme « un enfant de la BD », le petit-fils a choisi un Méridional comme Scotto, connu pour avoir « présenté » son chien Saucisse aux élections municipales à Marseille en 2001.
L'outil BD permet de montrer des choses que le Pagnol cinéaste n'a pas eu le loisir d'adapter. « Dans Fanny, nous pourrons montrer des tas de scènes qu'il n'avait pas tournées, des plans de Marius dans des bordels à Saïgon, de la Malaisie, du canal de Suez ou de l'Indonésie en pleine tempête », dit Nicolas Pagnol.
Il en est sûr, son aïeul aurait approuvé la démarche. « Il a dit à ma grand-mère (l'actrice Jacqueline Pagnol, NDLRr) avant de mourir : "Je t'en prie, Jacquotte, fais en sorte que mon œuvre vive !" »

(Source : AFP)

Marcel Pagnol « ne voulait pas devenir un écrivain "panthénonifié" », explique l'auteur marseillais Serge Scotto, qui dirige l'adaptation en bande dessinée de l'œuvre intégrale de l'écrivain provençal, initiée par La gloire de mon père (Bamboo).Lointain descendant du musicien Vincent Scotto, qui écrivit les musiques des films de Pagnol, Serge Scotto travaille avec Éric Stoffel. Le duo change de dessinateur à chaque livre.Le projet a été lancé par Nicolas Pagnol, petit-fils de l'écrivain, qui défend également l'œuvre cinématographique de son grand-père. Sur une quinzaine d'années, 30 BD doivent être publiées dans la collection Grand Angle.Les premiers tirages sont déjà un succès puisque 40 000 exemplaires de La gloire de mon père (dessins de Morgann Tanco) ont été vendus, selon l'éditeur Bamboo.Le...
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