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Nos lecteurs ont la parole - Par Elsie El-Khoury

Ras-le-bol

Inaya Ezzeddine, la seule ministre femme du nouveau gouvernement de Saad Hariri.

Je ne crois pas qu'existent des mots qui puissent décrire ce qui se passe au Liban. Ces mots existent en fait, mais l'élégance et la courtoisie me retiennent de les utiliser librement.
Tel un magicien, ils ont fini par sortir de leur manche une équipe d'hommes – de vrais, de bien virils – que la présence d'une femme solitaire ne saurait ni enjoliver ni attendrir. Une liste de ministres aux titres si clinquants et pompeux de Dawlet et de Maali, qu'elle nous rappelle, aussitôt annoncée, que le pays n'est pas encore sorti du Moyen Âge politique. Comme ils ont pour beaucoup avalé leur chapeau pour former le gouvernement, ils finiront bien par avaler le gâteau qu'ils se sont partagé effrontément, sans souci aucun du ressentiment du peuple durement éprouvé par ces combines en haut lieu.
Ma déception est d'autant plus grande que beaucoup ont renoncé à l'âme du 14 Mars et accepté les postes offerts sous prétexte d'union nationale.
Une conception de gouvernance autant antidémocratique qu'injuste dans ce cas, puisque la moitié du Liban que représentent les femmes n'est pratiquement pas représentée. Pas représentés non plus les Kataëb. Pas plus que le PNL et les minorités religieuses. Et comment, surtout, comprendre la présence de représentants de petits partis sans envergure nationale ?
Sommes-nous vraiment à l'aube d'un nouveau style de gestion de l'État ? Je ne le crois plus !

Je ne crois pas qu'existent des mots qui puissent décrire ce qui se passe au Liban. Ces mots existent en fait, mais l'élégance et la courtoisie me retiennent de les utiliser librement.Tel un magicien, ils ont fini par sortir de leur manche une équipe d'hommes – de vrais, de bien virils – que la présence d'une femme solitaire ne saurait ni enjoliver ni attendrir. Une liste de ministres aux titres si clinquants et pompeux de Dawlet et de Maali, qu'elle nous rappelle, aussitôt annoncée, que le pays n'est pas encore sorti du Moyen Âge politique. Comme ils ont pour beaucoup avalé leur chapeau pour former le gouvernement, ils finiront bien par avaler le gâteau qu'ils se sont partagé effrontément, sans souci aucun du ressentiment du peuple durement éprouvé par ces combines en haut lieu.Ma déception est d'autant plus grande...
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