La ville de Batroun n'a plus de bibliothèque publique. En novembre dernier, la municipalité de la localité a décidé de fermer l'ancienne bibliothèque dont elle était locataire, pour en ouvrir une plus moderne, disposant des « derniers équipements high-tech ».
La plupart des livres, usés et anciens, ont été donnés à quatre écoles de la ville, ainsi qu'à quelques particuliers. Cette démarche, qui a été contestée par le ministère de la Culture, a suscité un vif tollé dans les milieux intellectuels à Batroun et dans le reste du pays.
Dans ce cadre, les associations culturelles « Dar el-Nadwa », « le Mouvement culturel – Antélias », « le Club culturel arabe » et « le Conseil culturel pour le Liban-Sud » ont publié un communiqué conjoint dans lequel ils dénoncent la décision prise par la municipalité de Batroun. Les signataires ont estimé que « la dilapidation des livres et des ouvrages est illégale, et ceci en raison d'un protocole signé par le ministère de la Culture et le président de la municipalité, qui stipule que le conseil municipal est responsable de la maintenance de la bibliothèque conformément aux lois en vigueur ».
« Nous demandons aux organismes et individus auxquels ont été distribués des livres de les rendre à la bibliothèque et à la municipalité de renoncer à la fermeture de cette institution conformément au protocole signé », peut-on lire dans le communiqué. « Nous appelons le nouveau ministre de la Culture à prendre les mesures nécessaires pour appliquer la décision prise par son prédécesseur. Nous exhortons aussi le président de la République ainsi que le Premier ministre à intervenir pour mettre fin à cette catastrophe », ont conclu les quatre associations.
Liban - Polémique
Des associations culturelles se penchent sur l’affaire de la bibliothèque de Batroun
OLJ / le 21 décembre 2016 à 00h00


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