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Économie

Brèves

La dette publique brute en hausse fin octobre
La dette publique brute s'est élevée à 74,5 milliards de dollars fin octobre 2016, affichant une hausse de 7,9 % en glissement annuel. La dette en livres libanaises s'est élevée à 45,5 milliards de dollars, en augmentation de 6 % en glissement annuel, soit 61,1 % de la dette publique brute. La dette en devises a, elle, atteint 29 milliards de dollars (+11,1 %).
Fin octobre, la dette en livres libanaises était détenue à 44,1 % par la Banque centrale (BDL), contre 36,1 % un an plus tôt. Elles étaient suivies par les banques commerciales (40,2 %, contre 47,1 % fin octobre 2015) et par les agences publiques et les institutions financières (15,8 %, contre 16,8 % un an plus tôt). La dette en devises était, elle, détenue à 92,9 % par des titulaires d'eurobonds, des prêts privés étrangers et des bons du Trésor spéciaux émis en devises étrangères.
Les banques commerciales possédaient environ 46,6 % du total de la dette publique, en baisse par rapport aux 53,8 % du total fin 2015.
Enfin, la dette publique nette, qui exclut les dépôts du secteur public à la BDL et dans les banques commerciales, a atteint 64,4 milliards de dollars fin octobre, en hausse de 4,6 % par rapport à fin 2015.

Les employés de Holcim solidaires avec leurs collègues à l'étranger
Plusieurs dizaines d'employés de la cimenterie Holcim Liban – qui est rattachée au géant LafargeHolcim et emploie 300 personnes –, ont arrêté de travailler pendant près d'une heure hier « en solidarité avec les salariés de LarfargeHolcim dans le monde », a rapporté l'Agence nationale d'information.
Une journée d'action qui s'inscrit dans le sillage de celles organisées par plusieurs employés de LafargeHolcim dans le monde pour dénoncer les vagues de suppressions de postes annoncées par la société en marge de la fusion entre le suisse Holcim et le français Lafarge, qui a donné naissance à cette nouvelle entité – une opération finalisée en juillet 2015.
Le président du syndicat des employés de Holcim Liban, Antoun Antoun, a ainsi demandé dans un discours que LarfargeHolcim « respecte le droit des salariés, les libertés syndicales, ne touche pas aux acquis des travailleurs, titularise les journaliers et arrête d'avoir recours à des contractants ». Il a également appelé à la mise en place de « réelles normes de santé et de sécurité professionnelles ».
« Il n'y a pas de problèmes concernant les droits des employés au Liban ou des licenciements au niveau national », a précisé de son côté à L'Orient-Le Jour, Grace el-Azar, chargée de communication à Holcim Liban.
LafargeHolcim emploie plus de 100 000 personnes dans 90 pays et a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 30 milliards de dollars en 2015.

Égypte
Les certificats de dépôts ont attiré 3,5 milliards de dollars
La banque centrale égyptienne a informé hier que les certificats de dépôts à haut rendement, émis par les banques nationales depuis la libéralisation du cours de la livre égyptienne, ont attiré jusqu'ici 64 milliards de livres égyptiennes (3,47 milliards de dollars).
Les deux plus importantes banques nationales émettent des certificats de dépôts à 20 % sur 18 mois et 16 % sur 3 ans, afin d'attirer les devises qui circulent en dehors du système bancaire.

Devise
Sanctions financières US contre des systèmes de changes en Irak et en Syrie
Le Trésor américain a ordonné mardi des sanctions financières contre deux réseaux de conversion de devises en Irak et en Syrie ainsi que contre un responsable financier pour avoir aidé au financement du groupe État islamique (EI), selon un communiqué.
Ces sanctions, qui gèlent les actifs potentiels de ces entités aux États-Unis et interdisent à tout Américain de réaliser des transactions avec elles, visent les systèmes de changes Selselat el-Thahab en Irak et Hanifa à al-Bukamal en Syrie, de même que le dirigeant de cette compagnie, Fawaz Jubayr el-Rawi.
Ces réseaux ont « joué un rôle important dans les opérations financières du groupe État islamique en aidant le groupe terroriste à mouvoir son argent », indique le communiqué du Trésor. Le ministère américain affirme avoir « travaillé en étroite collaboration » avec le gouvernement irakien pour identifier les liens de ces réseaux de conversion de devises avec l'EI. « En outre, les autorités irakiennes ont agi pour perturber les opérations financières de l'EI en Irak et mettent en vigueur des mesures robustes contre le blanchiment d'argent (...) qui ont renforcé la capacité du pays à protéger son système financier contre son exploitation par des groupes terroristes », ajoute le Trésor américain.
Selon Adam Szubin, un responsable du Trésor en charge de la lutte contre le financement du terrorisme, ces sanctions sont « les premières initiatives américaines qui visent directement des services financiers affiliés à l'EI ».

Évasion fiscale
Football Leaks : l'UE va se pencher sur le rôle des agents
La Commission européenne compte faire des propositions législatives en 2017 au sujet du rôle des intermédiaires de joueurs de football dans l'organisation de l'évasion fiscale, dans le sillage des révélations surnommées Football Leaks, a annoncé hier le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici. Selon lui, l'un des principaux enseignements de cette enquête porte sur « le rôle central que jouent les intermédiaires, en l'occurrence les agents de certains footballeurs, dans l'organisation de l'évasion fiscale, à des degrés divers ». « C'est pourquoi je vous annonce que la Commission a décidé de faire des propositions législatives en 2017 sur le rôle des intermédiaires et des conseillers fiscaux quand ils organisent l'évitement et la fraude fiscale », a-t-il ajouté.
Les premiers éléments de l'investigation Football Leaks, menée par 12 médias européens sur les tentatives de fraude ou d'optimisation fiscale dans le foot, ont été publiés fin novembre.

Indicateur
Le chômage britannique reste stable à fin octobre
Le taux de chômage au Royaume-Uni s'est maintenu à 4,8 % lors de la période de trois mois achevée fin octobre, au plus bas depuis 2005, a annoncé hier l'Office des statistiques nationales (OSN).
Cet indicateur, qui confirme la solidité de l'activité au Royaume-Uni depuis le vote pour le Brexit en juin, est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg. Les salaires des ménages (primes comprises) ont en revanche augmenté de 2,5 % sur un an, soit plus vite que l'inflation et davantage qu'attendu par ces économistes. Cependant, quelques signes d'essoufflement semblent poindre sur fond de Brexit. Le nombre d'employés a très légèrement baissé lui aussi sur la même période, de 6 000 personnes, à 31,762 millions, tandis que le nombre d' « inactifs » augmentait d'une grosse centaine de milliers, à 19,149 millions de personnes.

Finance
Le « testament » bancaire de Wells Fargo retoqué par la Fed
Les régulateurs bancaires américains ont retoqué une nouvelle fois le plan de simulation de faillite de la banque systémique Wells Fargo qui montre encore « des défauts », ont indiqué la Fed et la FDIC mardi. La troisième banque américaine en terme d'actifs va être limitée dans sa croissance internationale et celle de ses services non bancaires jusqu'à ce qu'elle corrige les lacunes de son « testament ». Cette décision n'a pas de rapport avec les déboires du groupe bancaire sur l'ouverture de comptes factices.
En avril, cinq grandes banques avaient été sommées par les autorités de régulation de soumettre de nouvelles versions de ces « testaments », jugés non crédibles. Les plans de simulation de faillite, mis en place par la loi Dodd-Frank après la crise financière de 2008-2009, visent à prévoir de façon pratique comment une banque ferait face à sa banqueroute sans recevoir de fonds publics.

La dette publique brute en hausse fin octobreLa dette publique brute s'est élevée à 74,5 milliards de dollars fin octobre 2016, affichant une hausse de 7,9 % en glissement annuel. La dette en livres libanaises s'est élevée à 45,5 milliards de dollars, en augmentation de 6 % en glissement annuel, soit 61,1 % de la dette publique brute. La dette en devises a, elle, atteint 29 milliards de dollars (+11,1 %).Fin octobre, la dette en livres libanaises était détenue à 44,1 % par la Banque centrale (BDL), contre 36,1 % un an plus tôt. Elles étaient suivies par les banques commerciales (40,2 %, contre 47,1 % fin octobre 2015) et par les agences publiques et les institutions financières (15,8 %, contre 16,8 % un an plus tôt). La dette en devises était, elle, détenue à 92,9 % par des titulaires d'eurobonds, des prêts...
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