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Nos lecteurs ont la parole - Par M.T.

Une précision qui s’impose

Je remercie M. Ibrahim Tabet pour sa réponse bien argumentée, du moins en ce qui concerne la politique économique de François Fillon. Quant à la question de l'attitude à l'égard des chrétiens du Liban (pour ne commenter que ce point), je pense qu'il serait utile de relever le point suivant : il est vrai que le régime Assad, père et fils, s'est employé pendant trente ans de tutelle à briser le pouvoir et l'influence des chrétiens du Liban, parce qu'ils résistaient à l'occupation, comme le souligne à juste titre M. Tabet, et parce que les chrétiens libanais ont toujours été, jusqu'au début des années 2000, les plus combatifs face aux velléités d'Anschluss du Liban par le pouvoir de Damas. Que l'attitude du régime syrien soit due à cette résistance ou à l'appartenance communautaire, le résultat, au final, reste le même, et c'est ce qui compte : une détermination constante du régime Assad à laminer l'influence politique indépendante des chrétiens, car il sait que pour ces derniers, il ne s'agit pas d'être « tolérés » et de « vivre » simplement en étant marginalisés, mais d'assumer en toute liberté et indépendance le rôle national qu'ils ont toujours joué à travers l'histoire. Or le régime Assad a tout fait pour tenter de briser ce rôle. Donc vouloir miser sur Bachar el-Assad pour sauver les chrétiens d'Orient relève de la supercherie, d'autant qu'il est bien établi que c'est le pouvoir en place à Damas qui a stimulé et renforcé, par ricochet, les jihadistes barbares qui menacent les chrétiens, mais aussi l'avenir du monde arabe dans son ensemble, chrétiens et musulmans. Respectueusement,

Je remercie M. Ibrahim Tabet pour sa réponse bien argumentée, du moins en ce qui concerne la politique économique de François Fillon. Quant à la question de l'attitude à l'égard des chrétiens du Liban (pour ne commenter que ce point), je pense qu'il serait utile de relever le point suivant : il est vrai que le régime Assad, père et fils, s'est employé pendant trente ans de tutelle à briser le pouvoir et l'influence des chrétiens du Liban, parce qu'ils résistaient à l'occupation, comme le souligne à juste titre M. Tabet, et parce que les chrétiens libanais ont toujours été, jusqu'au début des années 2000, les plus combatifs face aux velléités d'Anschluss du Liban par le pouvoir de Damas. Que l'attitude du régime syrien soit due à cette résistance ou à l'appartenance communautaire, le résultat, au final, reste...
commentaires (2)

Il ne servira à rien de polémiquer sur l'intérêt qu'auraient les chrétiens d'Orient à "préferer" Bashar plutôt que les terroristes wahabites . Fillon et tous les dirigeants en Occident usa inclus, n'ont pas les mêmes sensibilités que les nôtres, proche orientaux. Ce qui leur importe le plus c'est de mettre fin et de la façon la plus rapide à la politique foireuse de leurs choix politiques cyclopiques de croire que l'argent des Golfiques pouvaient être une panacée à tous les maux qui nous frappent. L'Irak, l'Afghanistan la Lybie leur avaient peut être donné raison , et encore , mais la Syrie de Bashar El Assad aura été leur Stalingrad.

FRIK-A-FRAK

12 h 46, le 13 décembre 2016

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Commentaires (2)

  • Il ne servira à rien de polémiquer sur l'intérêt qu'auraient les chrétiens d'Orient à "préferer" Bashar plutôt que les terroristes wahabites . Fillon et tous les dirigeants en Occident usa inclus, n'ont pas les mêmes sensibilités que les nôtres, proche orientaux. Ce qui leur importe le plus c'est de mettre fin et de la façon la plus rapide à la politique foireuse de leurs choix politiques cyclopiques de croire que l'argent des Golfiques pouvaient être une panacée à tous les maux qui nous frappent. L'Irak, l'Afghanistan la Lybie leur avaient peut être donné raison , et encore , mais la Syrie de Bashar El Assad aura été leur Stalingrad.

    FRIK-A-FRAK

    12 h 46, le 13 décembre 2016

  • Votre analyse est tout à fait exacte. Monsieur Fillon a peut-être une position rationnelle à ce sujet, mais totalement erronée dans sa perspective historique, car elle ne tient pas compte de façon precise, des sensibilités régionales communautaires, et plus grave encore de tous les malheurs subis au Liban par la tutelle syrienne et le régime des deux Assad, et encore moins du déni alors, de la diplomatie française à l'égard de toutes les exactions commises par ces derniers contre cet allié privilégié de la France...!

    Salim Dahdah

    11 h 26, le 13 décembre 2016

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