Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, estime que le retour à l’équilibre du marché devrait intervenir plus tôt que prévu. Archives AFP
L'offre et la demande mondiales de pétrole pourraient se rééquilibrer plus rapidement grâce à l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur la réduction de la production, a déclaré hier Fatih Birol, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
« Avant la réunion de l'Opep, nous nous attendions à un rééquilibrage du marché vers la fin 2017, mais avec cette décision, nous pourrions bien le voir arriver bien plus tôt », a-t-il déclaré en marge d'une conférence sur l'énergie à Oslo. Lors de cette conférence, le directeur général du groupe pétrolier norvégien Statoil, Eldar Saetre, a lui aussi estimé que le retour à l'équilibre du marché devrait intervenir plus tôt que prévu, ce qui permettrait selon lui au prix du baril de se rapprocher des 60 dollars en 2017. « En fait, nous avons indiqué que le rééquilibrage se produirait durant 2017. Je pense que (l'accord de l'Opep) accélérera le mouvement lorsqu'il commencera à s'appliquer », a-t-il ajouté.
Après plusieurs séances de forte hausse depuis l'accord à l'Opep, les prix du pétrole perdaient toutefois du terrain après des chiffres montrant une nouvelle hausse de la production de l'Opep et de la Russie en novembre, une étude qui a ravivé les craintes d'une persistance en 2017 de la surproduction qui a plombé les marchés cette année. À 21h30 (Beyrouth), le Brent reculait de 1,67 % à 54,02 dollars le baril.
Traders et analystes estiment que l'effet de la décision de l'Opep la semaine dernière, qui a contribué à une hausse des cours de quelque 15 %, s'est désormais estompé et que la promesse du cartel est entachée par des données montrant une hausse de la production de tous ses membres et de la Russie.
(Source : Reuters)


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