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Culture - Rencontre

Sur les traces de Jésus, à travers un dictionnaire amoureux...

Jean-Christian Petitfils est l'auteur du livre « Jésus ». Un ouvrage vendu à plus de 180 000 exemplaires et dont aujourd'hui « Le dictionnaire amoureux de Jésus » (Plon-753 pages) s'impose comme un prolongement, un complément... Rencontre avec un historien et écrivain qui a à son actif plus de trente opus couronnés de prix.

Jean-Christian Petitfils, soixante-douze ans, un écrivain historien à l’allure de businessman.

Jean-Christian Petitfils, soixante-douze ans, a une allure de businessman avec attaché-case sous le bras, lunettes sur le nez, costume sombre, chemise bleu ciel rayée et cravate assortie. Pas étonnant d'évoquer le businessman pour cet écrivain historien qui a commencé sa carrière dans une banque d'affaires. Et qui, de plus, a visité Beyrouth il y a plus de vingt ans pour l'ouverture de la création de la Bourse au pays du Cèdre ainsi que pour l'augmentation de capital d'une société libanaise !
Comment trouve-t-il, aujourd'hui, la capitale libanaise après cette longue absence et les dégâts de la guerre civile ?
« Je retrouve un Beyrouth transformé, dit l'auteur de La vie quotidienne à la Bastille du Moyen Âge à la Révolution. Des buildings, un trafic intense et difficile, avec une volonté de repartir, de reconstruire un Liban moderne ».
Interrogé sur ce qu'il aime, de ce Liban, il répond : « La rencontre entre Orient et Occident. » « C'est, en partie, un pays francophone. Il y a une communion entre les élites libanaises et françaises, un lien de fraternité entre le pays du Cèdre et la France : c'est une amitié de longue date... », poursuit-il.
Juriste, docteur d'État en sciences politiques, formé aux études de l'histoire et de la géographie, l'auteur aux recherches fouillées et vertigineuses de la série, grands volumes, des Rois Louis de France (de Louis XII à Louis XVI avec le prix de l'Académie française pour Le Roi-Soleil) a, depuis 1970, troqué les tablettes de lois et calculettes contre une plume d'écrivain.
À vingt-cinq ans, il signait déjà une enquête historique avec L'Homme au masque de fer. Et bien avant, à 15 ans, quand les jeunes hommes vont regarder ailleurs, Jean-Christian Petitfils, mordu au cœur par l'histoire sous toutes les coutures, dans ses coulisses et ses faits indélébiles, publiait son premier article à Mercure de France. Autre temps, autre périodique !
Vingt-sept ans de labeur et d'accumulation de documents pour nourrir sa quête de chrétien et d'historien afin de rédiger son livre Jésus. Tout en se posant toujours la question suivante : « Est-ce que j'ai la légitimité d'écrire ce livre ? Et puis que sait-on vraiment de l'homme Jésus ? Était-il prophète, Messie, qui l'a tué, comment peut-on reconstituer sa vie ? J'ai lu beaucoup d'exégèses, d'archéologie, certaines reliques de la Passion... »
L'on se demande si ce livre, dans le sillage d'une rigoureuse vérité historique (et qui a été lu par les catholiques, les protestants et les orthodoxes), pour Jésus qui est mort à l'âge de 40 ans, selon l'auteur, un vendredi 3 avril en l'an 33, a eu des détracteurs ou des défenseurs passionnés. « Pour les uns, les intégristes, c'est un livre moderniste. Pour la gauche c'est un livre ultraconservateur. Par conséquent je suis au milieu... » Un commentaire, laissé par « une autorité religieuse », a reçu ses faveur : « Un livre que tous les séminaristes devraient lire... ».
Aujourd'hui, en devanture des librairies, ce Dictionnaire amoureux de Jésus apparaît comme une suite naturelle à son ouvrage précédent, Jésus.
« C'est un livre d'historien et de croyant. Ici je vais au-delà du mystère. Je mets la casquette de croyant ; il n'y a pas de contradiction entre le Jésus de l'histoire et le Christ de la foi... », souligne Jean-Christian Petitfils.
C'est en suivant les lettres de l'abécédaire que cette série des « dictionnaires » est conçue, avec un renvoi, à chaque fois, à un thème, un paysage, un lieu précis. Cela commence avec Abbä (nom affectueux donné par Jésus à son Père des cieux...) de la lettre A et se termine avec Zachée (le banquier) de la lettre Z.
Dans cet abécédaire, certaines lettres parlent plus que d'autres à l'auteur. « Ce sont les paysages que j'évoque... Il y a Tibériade... le site de Cana en Galilée, pas celui au Liban... Il y a le tombeau de Lazare en Béthanie, celui de la Vierge à Gethsémani, le site de Magdala, Jésus et l'islam...Les langues parlées par Jésus : l'araméen, l'hébreu (il le lisait) et le grec qu'il parlait probablement... Avec toute cette prospection, en fouillant les lettres et à travers tous ces rapprochements, je comprends mieux Jésus... »
Aujourd'hui, Jean-Christian Petitfils se dit ravi des réactions des lecteurs à randonnée, cette promenade dans l'univers, l'inventaire et les détails de tout ce qui touche à Jésus. « C'est un gros succès, l'ouvrage passe bientôt en poche. »

Jean-Christian Petitfils, soixante-douze ans, a une allure de businessman avec attaché-case sous le bras, lunettes sur le nez, costume sombre, chemise bleu ciel rayée et cravate assortie. Pas étonnant d'évoquer le businessman pour cet écrivain historien qui a commencé sa carrière dans une banque d'affaires. Et qui, de plus, a visité Beyrouth il y a plus de vingt ans pour l'ouverture de la création de la Bourse au pays du Cèdre ainsi que pour l'augmentation de capital d'une société libanaise !Comment trouve-t-il, aujourd'hui, la capitale libanaise après cette longue absence et les dégâts de la guerre civile ?« Je retrouve un Beyrouth transformé, dit l'auteur de La vie quotidienne à la Bastille du Moyen Âge à la Révolution. Des buildings, un trafic intense et difficile, avec une volonté de repartir, de reconstruire...
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