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Santé - Étude

Mortalité infantile : dix pays à l’origine de 60 % des décès dans le monde

Malgré des progrès importants dans la lutte contre les maladies infectieuses, près de 6 millions d'enfants continuent de mourir chaque année avant l'âge de 5 ans, dont plus de 60 % dans dix pays africains et asiatiques, selon une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.
« Le taux de survie des enfants s'est amélioré de manière substantielle (...), le problème est que ce progrès est inégal selon les pays et qu'un taux élevé de mortalité infantile subsiste dans de nombreux pays », souligne le Dr Li Liu, le principal auteur de l'étude.
Basée sur de nouvelles données et de nouvelles modélisations, l'étude montre que les décès survenant dans la période néonatale (dans le mois suivant la naissance) ont diminué moins vite que les autres décès ces dernières années et qu'ils représentaient encore près de la moitié (45 %) des 5,9 millions de décès d'enfants de moins de 5 ans en 2015, rapporte l'AFP.
« Que près de six millions d'enfants de moins de 5 ans continuent de mourir chaque année au XXIe siècle est inacceptable », a commenté pour sa part le Pr Peter Byass dans un commentaire joint à l'étude.
Les causes principales de décès sont les complications liées à une naissance prématurée (un peu plus d'un million de décès), devant la pneumonie (921 000 décès) et les incidents liés à l'accouchement (691 000 décès). Mais alors que 114 pays avaient déjà atteint en 2015 l'objectif d'un taux de mortalité infantile inférieur à 25 pour 1 000 naissances vivantes d'ici à 2030, fixé par les Nations unies, dix pays africains affichaient des taux de mortalité supérieurs à 90 sur 1 000, en tête desquels l'Angola, le Tchad et la Somalie, relèvent les auteurs.
En ce qui concerne le nombre d'enfants décédés avant l'âge de 5 ans, l'Inde était en tête en 2015 devant le Nigeria, le Pakistan et la République démocratique du Congo (RDC), la Chine arrivant pour sa part en 6e position.
Au total, dix pays africains et asiatiques étaient responsables de 3,5 millions de décès d'enfants de moins de 5 ans, soit 60,4 % de l'ensemble des décès.
Des progrès liés à la lutte contre les maladies infectieuses comme la pneumonie, le paludisme, la diarrhée ou la rougeole ont permis de réduire la mortalité infantile de 4 millions de décès en 2015, par comparaison avec l'an 2000. La pneumonie reste toutefois la principale cause de mortalité infantile en Afrique subsaharienne alors que les complications liées à la prématurité dominent dans les pays d'Asie du Sud (Inde, Pakistan, Indonésie, Bangladesh). La Chine, qui a enregistré des progrès spectaculaires ces dernières années, se distingue pour sa part par un taux élevé (20 %) de décès liés à des malformations congénitales.
Tout en reconnaissant le manque de fiabilité des chiffres utilisés pour certains pays, les chercheurs relèvent que des « progrès substantiels » vont devoir être réalisés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud pour atteindre l'objectif de mortalité infantile ne dépassant pas 25/1 000. Ces progrès passent notamment selon eux par le développement de la vaccination, une meilleure utilisation des antibiotiques et une amélioration des conditions d'accouchement. Dans les pays développés, ils recommandent des actions de prévention contre les accidents qui touchent les moins de 5 ans (brûlures, noyades et accidents de la route).

Malgré des progrès importants dans la lutte contre les maladies infectieuses, près de 6 millions d'enfants continuent de mourir chaque année avant l'âge de 5 ans, dont plus de 60 % dans dix pays africains et asiatiques, selon une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.« Le taux de survie des enfants s'est amélioré de manière substantielle (...), le problème est que ce progrès est inégal selon les pays et qu'un taux élevé de mortalité infantile subsiste dans de nombreux pays », souligne le Dr Li Liu, le principal auteur de l'étude.Basée sur de nouvelles données et de nouvelles modélisations, l'étude montre que les décès survenant dans la période néonatale (dans le mois suivant la naissance) ont diminué moins vite que les autres décès ces dernières années et qu'ils représentaient...
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