De gauche à droite, Philippe Lazzarini, Hoda Adaïmé, Pierre Issa et Labib Akiki.
Philippe Lazzarini, représentant permanant du Pnud et représentant spécial adjoint de l'Onu au Liban pour les affaires humanitaires, a souligné qu'environ « 90 % des réfugiés syriens au Liban se trouvent dans les régions les plus pauvres du pays, soit exactement 250 localités », ajoutant que la présence en masse de déplacés dans ces villages peut « alimenter des tensions avec la communauté hôte et créer des pressions sur l'infrastructure ». « Nous œuvrons à soutenir les municipalités afin qu'elles parviennent à appliquer la loi sur la décentralisation », a-t-il dit.
M. Lazzarini a tenu ces propos lors d'une conférence organisée par l'Institut de finance Bassil Fuleyhan, au Biel, dans le cadre du Festival du livre francophone et qui avait pour thème « La gestion municipale en temps de crise ».
Mettant l'accent sur la résilience des Libanais, M. Lazzarini a indiqué que « le pays est resté stable grâce au pacte social qui existe entre ses habitants qui ont fait preuve de générosité et de tolérance ». « L'aide internationale ne touche pas uniquement les réfugiés, mais aussi les communautés hôtes », a-t-il également noté.
De son côté, Pierre Issa, fondateur de l'association arcenciel, a présenté les projets que l'ONG qu'il représente a mis en place pour créer des emplois dans diverses régions du pays. Il a aussi appelé à ce que plus d'indépendance soit accordée aux municipalités.
Le président du conseil municipal de Aïntoura, dans le Kesrouan, Labib Akiki, a noté, pour sa part, que « depuis le début de la crise des réfugiés syriens, les municipalités doivent venir à bout de graves problèmes d'infrastructure. À Aïntoura, c'est surtout le problème des eaux usées qui se pose ».
Hoda Adaïmé, de l'association Villes unies du Liban, a, pour sa part, estimé que « la situation est alarmante car les réfugiés syriens que le pays accueille mettent une énorme pression sur l'infrastructure des municipalités ».


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