Au palais de Baabda, les représentants des instances économiques avec le président Aoun. Photo Ani
Le président de la République, Michel Aoun, a insisté hier sur la nécessité de « séparer les choix politiques extérieurs de la scène locale », et assuré que « nul ne portera atteinte aux convictions politiques ou religieuses de l'autre ». « Ce sont les conditions naturelles du vivre-ensemble au Liban et toutes les parties sont invitées à s'impliquer dans la construction du pays », a-t-il ajouté, précisant que la nation ne peut se redresser sans une volonté populaire.
Michel Aoun s'est ainsi exprimé devant une délégation des instances économiques, présidée par l'ancien ministre Adnane Kassar. « Les messages des chefs d'État arabes et étrangers illustrent la confiance qu'il accordent au Liban, et l'espoir qu'ils gardent en un avenir meilleur », a-t-il poursuivi.
Le président a par ailleurs souligné que la dimension économique de son discours d'investiture représente un plan économique global et sectoriel. « Notre économie étant libérale, nous devons évoluer en fonction des intérêts du pays et de chaque secteur », a-t-il dit à ce propos, invitant les instances économiques à œuvrer dans ce sens.
« Il est inadmissible que la dette en livres libanaises ait atteint un tel montant », a ajouté M. Aoun.
Au cours de la journée, le chef de l'État a reçu le cheikh Akl de la communauté druze, Naïm Hassan, venu le féliciter. Le président a aussi reçu l'ancien ministre français de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, en présence du député Simon Abiramia, de même que le chef d'état-major de l'armée, le général Hatem Malak. Parmi les visiteurs du palais de Baabda également, le président du Conseil central maronite, l'ancien ministre Wadih el-Khazen, à la tête d'une délégation du comité exécutif.
Sur un autre plan, les messages de félicitations pour l'élection de Michel Aoun continuent d'affluer à la présidence, parmi lesquels ceux de la Première ministre britannique Theresa May, des présidents d'Argentine, Mauricio Macri, du Pakistan, Mamnoun Hussein, et de la République tchèque, Milos Zeman.


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