L'après-Brexit
Un Brexit « dur », scénario le plus probable selon S&P
Un Brexit « dur » qui verrait la Grande-Bretagne perdre l'accès au marché unique européen semble désormais l'issue la plus probable des négociations sur la sortie du pays de l'Union européenne, juge Standard & Poor's.
La Grande-Bretagne subira l'essentiel de l'impact économique du Brexit dont les effets sur l'économie mondiale seront plus limités, prédit l'agence de notation dans sa dernière évaluation de l'économie britannique publiée hier. S&P a abaissé de AAA à AA la note de crédit de la Grande-Bretagne juste après le vote britannique en faveur d'une sortie de l'UE le 23 juin.
Elle a écrit hier que le gouvernement britannique ne semble pas avoir encore réalisé que l'UE ne céderait probablement pas sur le principe de l'indivisibilité de ses quatre libertés de circulation des personnes, des capitaux, des biens et des services.
« Même si (le Parlement de) Westminster devait reconnaître la position de l'UE, il est difficile de percevoir comment un Brexit plutôt dur peut être évité si les deux parties ne deviennent pas bien plus flexibles qu'elles ne semblent l'être aujourd'hui », dit Moritz Kraemer, responsable de la dette souveraine chez S&P.
Pétrole
L'Opep confirme une production record en octobre
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a confirmé hier avoir pompé plus de brut que jamais en octobre, alors même que le cartel souhaite une limitation de production afin de soutenir les cours. Les 14 pays du cartel ont extrait 33,64 millions de barils par jour (mbj) le mois dernier, soit une hausse de 236 000 barils quotidiens sur un mois, relève l'organisation dans son rapport mensuel publié à Vienne.
Cette hausse a principalement été tirée par le Nigeria, la Libye et l'Irak, trois pays en proie à des conflits mais dont la production progresse régulièrement depuis trois mois.
Tous produits pétroliers confondus, la production mondiale a bondi de 970 000 barils par jour sur un mois et de 880 000 sur un an, à 96,32 mbj, les pays hors Opep ayant eux aussi nettement accru leur production en octobre, relève l'Opep. Dans son rapport publié jeudi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait fait état d'une évolution comparable de la production.
Pour le quatrième trimestre, l'Opep table sur une demande mondiale moyenne de 95,31 mbj, toujours nettement inférieure aux niveaux de production constatés.
Devise
Le yuan au plus bas depuis 6 ans
La Chine a fixé hier le cours de référence de sa monnaie au-dessus de 6,8 yuans pour un dollar pour la première fois depuis six ans, un affaiblissement qui reflète le très fort rebond du billet vert après l'élection américaine.
La banque centrale (PBOC) a fixé à 6,8115 yuans pour un dollar le taux pivot autour duquel le renminbi, autre nom du yuan, est autorisé à fluctuer face au billet vert, dans une marge de plus ou moins 2 %. C'est la première fois depuis septembre 2010 que ce taux dépasse 6,8 yuans pour un dollar, ce qui témoigne de la dépréciation accélérée de la devise. Il y a peine un mois, ce cours pivot s'établissait à 6,7 yuans.
Si la monnaie pâtit des colossales fuites de capitaux hors de Chine et de la conjoncture morose du géant asiatique, le récent plongeon du yuan s'explique avant tout par le vigoureux rebond du dollar au lendemain de la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine.
En gagnant parallèlement les législatives, le Parti républicain, considéré comme plus favorable aux milieux d'affaires, est perçu comme offrant un gage de stabilité aux marchés.


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