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Économie

Brèves

Le Liban cherche 85 millions de dollars pour ses zones industrielles

Le ministre sortant de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a présidé hier à Beyrouth une réunion consacrée aux opportunités d'investissement dans les trois zones industrielles que le gouvernement projette de construire dans le Chouf et la Békaa d'ici à 2020, en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) et avec la participation du gouvernement italien.
« Cette réunion vise à attirer des investisseurs pour financer la construction des infrastructures nécessaires à Baalbeck, Terbol-Qoussaya (caza de Zahlé) et Deir el-Mkhallès-Jleiliyeh (caza du Chouf) », a déclaré M. Hajj Hassan dans son discours devant des représentants de l'Union européenne, de l'Allemagne, de la Chine, du Danemark, de l'Égypte, de Norvège, de la Suède et de la Banque mondiale. « Le gouvernement iranien a également manifesté son intérêt pour le projet », a indiqué à L'Orient-Le Jour le représentant de l'Onudi au Liban, Cristiano Pasini.
En janvier, le gouvernement avait annoncé le lancement d'une étude préliminaire à la construction des trois zones industrielles mentionnées. Financée via un don de 500 000 euros (552 000 dollars) du gouvernement italien, l'étude a été confiée à l'entreprise Khatib & Alami qui doit en présenter les résultats d'ici à février.
Selon les estimations à mi-parcours, 85 millions de dollars environ sont nécessaires pour financer les infrastructures des trois zones. En janvier, le gouvernement italien avait annoncé le déblocage d'une ligne de crédit de 7 millions d'euros (7,7 millions de dollars) dédiés à ce chantier.

L'Iran veut développer ses relations économiques avec le Liban

À Beyrouth depuis lundi pour une visite de deux jours (lire en page 3), le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a souligné hier l'importance du développement « des relations économiques dans différents secteurs-clés » entre le Liban et l'Iran. Le ministre, qui s'exprimait lors d'une conférence sur les opportunités économiques entre les deux pays qui s'est tenue à l'hôtel Phoenicia, a indiqué que les deux pays allaient s'efforcer à « surmonter les difficultés » afin de créer des opportunités d'investissement bénéfiques. Selon le ministre sortant des Affaires étrangères Gebran Bassil, les secteurs les plus intéressants pour les investisseurs libanais en Iran sont « le tourisme, l'hôtellerie, la restauration, la mode et la joaillerie ».
Le ministre sortant de l'Économie et du Commerce Alain Hakim a de son côté indiqué que son ministère travaille sur « le lancement d'un forum d'hommes d'affaires libano-iraniens », afin d'activer « la commission d'affaires conjointe libano-iranienne qui servirait une plate-forme de communication » entre les deux pays.
En 2015, les importations iraniennes ont atteint 50,6 millions de dollars, tandis que les exportations libanaises vers l'Iran étaient de seulement 10,7 millions de dollars, selon les douanes.

Travail
Oman: les frais de visa rapporteront 148 millions de rials sur 2 ans

Le ministère du Travail omanais a récemment annoncé une augmentation de 50 % des frais de visa pour les travailleurs étrangers. Ce nouveau tarif sera appliqué dès lors que la nouvelle sera publiée par le Journal officiel du sultanat.
Pour embaucher un travailleur étranger ou renouveler un visa, les employeurs omanais devront désormais payer 301 rials omanais (778 dollars), contre 201 rials omanais (519 dollars) auparavant.
Selon les chiffres officiels du gouvernement d'Oman, il y a actuellement 1 485 615 travailleurs expatriés employés par le secteur privé dans le sultanat.
Si tous les travailleurs étrangers renouvellent leur visa ou sont remplacés par de nouveaux travailleurs expatriés, cette mesure rapportera au gouvernement omanais 148 millions de rials omanais (383 millions de dollars) sur deux ans. Un revenu supplémentaire bienvenu alors que le sultanat affiche un déficit de 4,32 milliards de rials omanais (11,4 milliards de dollars) pour les 8 premiers mois de 2016, selon les derniers chiffres officiels.

Hydrocarbures
Accord entre l'Iran et Total pour exploiter un grand champ gazier

Le groupe français Total a signé hier à Téhéran un accord pour l'exploitation d'un grand champ gazier en Iran, devenant la première grande compagnie occidentale du secteur pétrolier et gazier à revenir dans ce pays depuis la levée des sanctions internationales en janvier.
L'accord préliminaire concerne le développement et l'exploitation de la phase 11 du champ gazier de Pars Sud, d'un montant de 4,8 milliards de dollars d'investissements, dont une première tranche de 2 milliards, selon un communiqué du ministère iranien du Pétrole.
Total détiendra 50,1 % des parts du consortium qui exploitera le champ gazier, suivi du groupe China National Petroleum Corporation (CNPC) avec 30 % et de l'iranien Petropars (19,9 %), selon Gholamreza Manouchehri, vice-président de la Compagnie nationale iranienne de pétrole (Nioc) dont dépend Petropars.
L'accord définitif doit être signé début 2017 et la production commencer au bout de 40 mois. La durée du développement et de l'exploitation du champ sera de 20 ans, avec une rentabilité des investissements prévue au bout de 10 ans.
Pars Sud, propriété de l'Iran et du Qatar, est le plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Indicateur
Turquie : baisse de la production industrielle

La production industrielle en Turquie a enregistré une forte baisse en septembre, un nouveau signe d'un ralentissement de la croissance au deuxième trimestre dans la foulée du putsch avorté.
Selon des chiffres officiels publiés hier, la production industrielle en septembre a baissé de 3,1 % par rapport au même mois l'année dernière. En tenant compte des ajustements saisonniers, la baisse s'établit à 4,1 % comparé à septembre 2015. La production industrielle marque aussi un ralentissement de 3,8 % par rapport au mois août de cette année.
La solidité de l'économie turque, en dépit de nombreuses crises frappant la Turquie et la région, a été jusqu'à présent l'un des piliers de la popularité du président Recep Tayyip Erdogan.
Mais la tentative de putsch a ébranlé la confiance des investisseurs et une série d'attentats ont frappé de plein fouet le secteur du tourisme, amenant le gouvernement à revoir à la baisse ses prévisions de croissance, à 3,2 %. Selon Ozgur Altug, économiste en chef à BGC Partners à Istanbul, la croissance au 3e trimestre pourrait être négative, et même si le gouvernement voit des signes de redressement au 4e trimestre, ceux ci « ne seront pas forts ».
Gokce Celik, économiste en chef à QNB Finansbank, souligne pour sa part que la faible croissance attendue au 3e trimestre aura un impact sur la croissance de l'ensemble de l'année, désormais estimée par la Finansbank à 2,1 % seulement.

Sanction
RBS : 400 millions de livres pour des clients lésés pendant la crise de 2007

La banque britannique RBS a annoncé hier qu'elle allait devoir payer 400 millions de livres (497 millions de dollars) pour avoir profité de la situation difficile de nombreuses PME dans les années suivant la crise financière de 2007.
L'affaire porte sur la période 2008-2013. RBS avait mis en place à l'époque un plan de restructuration visant à assainir la situation de milliers d'entreprises qui n'étaient plus en capacité de rembourser leurs prêts à la banque. Or la banque a été accusée de profiter de la mauvaise passe de nombreuses PME, en étant même soupçonnée d'en avoir poussé certaines à la faillite pour augmenter les commissions perçues et pour tirer partie de leur liquidation (par la vente de biens notamment).

Matières premières
La demande d'or en baisse au troisième trimestre, selon le CMO

La demande mondiale d'or a baissé au troisième trimestre 2016, l'intérêt des investisseurs financiers ne compensant pas une chute de la demande des consommateurs due à la hausse des prix, a indiqué le Conseil mondial de l'or (CMO) dans un rapport hier. De juillet à septembre 2016, la demande mondiale d'or a reculé de 10 % à 992,8 tonnes par rapport au troisième trimestre 2015, quand la demande a été de 1 104,8 tonnes, a indiqué le CMO.
La baisse de la demande venue des deux plus grands consommateurs mondiaux, l'Inde et la Chine, explique la chute du marché mondial.

Le Liban cherche 85 millions de dollars pour ses zones industrielles
Le ministre sortant de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a présidé hier à Beyrouth une réunion consacrée aux opportunités d'investissement dans les trois zones industrielles que le gouvernement projette de construire dans le Chouf et la Békaa d'ici à 2020, en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) et avec la participation du gouvernement italien.« Cette réunion vise à attirer des investisseurs pour financer la construction des infrastructures nécessaires à Baalbeck, Terbol-Qoussaya (caza de Zahlé) et Deir el-Mkhallès-Jleiliyeh (caza du Chouf) », a déclaré M. Hajj Hassan dans son discours devant des représentants de l'Union européenne, de l'Allemagne, de la Chine, du Danemark, de l'Égypte, de...
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