La candidature de Donald Trump pourrait très bien représenter la dernière chance que nous avons de drainer les marais où pataugent les membres de l'establishment au pouvoir, dans un bain de corruption stagnante. Cela va pour les États-Unis aussi bien que pour le Liban. Le parallèle entre les deux pays ne cesse de m'intriguer.
L'allégorie est plus qu'opportune. L'eau stagnante représente l'attachement au pouvoir de faunes diverses néanmoins saprophytes et incestueux. Quand les marais sont laissés au statu quo, les insectes abondent et les maladies se propagent comme la peste au Moyen Âge. Les marais ne reconnaissent pas de frontières par définition et cela convient parfaitement à Hillary et ses complices globalistes. Ces maladies se propagent donc en érodant les civilisations les plus avancées et finissent par les détruire. La pourriture les remplace sans aucun doute et l'histoire humaine est remplie de carcasses d'empires ainsi évanouis.
Comme les alligators, la machine Clinton se sent très à l'aise dans les marais et y jouit d'un règne prolongé et fertile, depuis les années 70. Ils possédaient $0 en 2001 ;
15 ans après ils ont 1⁄4 de milliard de dollars ! Ils n'ont rien bâti ; rien fabriqué, créé aucun emploi. Mystère ! C'est la magie du marais où la vraie pitance est l'argent et les fauves abondent et en font leur subsistance journalière. Les insectes des médias et les « mouches du coche » de Hollywood sont très attirés par cet état d'affaire et y font leurs nids principaux. En effet, tout le monde sait parfaitement ce qui attire les mouches. Un écosystème on ne peut plus familier s'instaure ici et développe une résistance remarquable à toute ingérence extérieure visant à le détruire.
Les faunes sont les médias, bien sûr, mais aussi les hollywoodiens, les académiques, les financiers, les multinationales, leurs lobbyistes, les socialistes à la George Soros (rappelez-vous le cri de guerre du Parti communiste : « Prolétaires de tous les pays, unissez vous. ») et tous ceux qui n'aiment pas les frontières parce que les frontières limitent leur business et les exposent plus au fisc et aux règlements encombrants. Pourquoi Google, Amazon, Apple, Goldman Sachs, MGM, 21st Century Fox, Warren Buffett voudraient des frontières ? Aucune raison vraiment. Leur marché est le monde entier bien sûr, au détriment de l'intérêt des citoyens américains. C'est là où le marais, poursuivant sa tendance naturelle, devient éminemment invasif et ne s'arrêtera point avant de devenir le monopole. C'est pratiquement la définition du socialisme, n'ayez aucune illusion.
Les marais se trouvent d'habitude à basse altitude car c'est là que les eaux stagnantes se collectent. C'est le point le plus bas et c'est peut-être prophétique et suggestif du genre de campagne électorale que les « démocrates » ont mené aux États-Unis depuis bien des années, surtout en 2016. Leur emplacement les rend d'autant plus difficiles à drainer parce que l'eau stagnante essaiera toujours de trouver un point assez bas pour se recollecter. D'où la tâche herculéenne de Trump et des outsiders comme lui.
Les faunes de ces marais deviennent tellement étriqués, au-delà des confins d'un parti ou d'une idéologie, et tellement symbiotiques entre eux qu'il faut se débarrasser de tout ou rien comme la légende des têtes de la Méduse. Tellement de complicité et de quiproquo s'est développé au fil des années qu'il est impossible de les dissocier, par exemple pour trouver un coupable, comme pour les emails de Clinton et sa fondation (essayez donc de rompre les liens sordides actuels entre le FBI, la Maison-Blanche, le département d'État et le département de la Justice et les médias !) « Tout le monde est responsable donc je ne suis pas responsable »: c'est une défense vieille comme le monde. La corruption mène toujours à plus de corruption et de crime, surtout quand elle est animée par l'intoxication du pouvoir. C'est un cercle plus que vicieux.
Nettoyer un marais n'est pas facile parce qu'au fil des années, c'est devenu le refuge de prédilection pour tellement d'individus aux intérêts divers mais convergents, qui ont pris l'habitude de se nourrir de ce marais. Pour eux, c'est devenu existentiel. Assécher le marais, c'est couper leur oxygène. Ils ne se laisseront pas faire facilement bien sûr. Assécher simplement ne serait qu'un traitement provisoire dans l'attente de la prochaine pluie réparatrice.
Il faudrait donc drainer le marais de façon que l'eau stagnante ne se recollecte pas. La faune du marais résistera en force. Elle n'a pas le choix. Elle est tellement investie dans ce marais que ce sera sa destruction totale si elle est exposée. Cela me rappelle l'histoire du voleur masqué dont le but était au départ de prendre un peu d'argent, mais la victime arrache le masque exposant le voleur qui, maintenant, se voit forcé à la tuer, style Omertà. C'est ce que la faune du marais voudrait faire à Trump, et ils l'ont déjà essayé au moins deux fois.
La corruption au Liban est très similaire et l'effet des entités au-delà des frontières libanaises est réel et actif dans la vie de tous les jours. Le Liban devrait élire un Trump pour président dans le but de drainer le marais qu'est devenu l'establishment politique libanais de ces dernières années, et de protéger la souveraineté.
Trump va vraisemblablement gagner les élections américaines le 8 novembre et sans doute montrera le chemin aux Libanais après sa victoire.
Nos lecteurs ont la parole - Fadi Joseph Bejjani
« Drainons les marais », exhorte Donald Trump
OLJ / le 05 novembre 2016 à 00h48


Après l’accord irano-américain, des retours prudents au Liban-Sud sous les tirs israéliens