La Banque d’Angleterre a décidé hier à l’unanimité de laisser son taux directeur à 0,25 %, niveau historiquement bas. Peter Nicholls/Reuters
La Banque d'Angleterre (BoE) a relevé hier ses prévisions de croissance et d'inflation, estimant que l'économie britannique faisait preuve de résistance au choc du vote pour le Brexit, ce qui l'a poussée à maintenir inchangée sa politique monétaire.
Lors de sa réunion achevée le 2 novembre, le Comité de politique monétaire de la Banque centrale britannique (CPM) a, comme attendu, décidé à l'unanimité de laisser son taux directeur à 0,25 %, niveau historiquement bas, après l'avoir baissé en août pour soutenir l'économie, dans la foulée du vote pour le Brexit.
En août, les membres du CPM s'attendaient majoritairement à ce qu'une nouvelle baisse de taux soit nécessaire d'ici à la fin 2016. Mais cette prévision a « expiré » car, depuis, « les indicateurs sur les perspectives de la croissance à court terme ont été meilleurs qu'attendu », a noté hier l'institution. La BoE se montre plus optimiste sur l'économie en relevant ses prévisions de croissance pour 2016 de 2 %, à 2,2 %, et pour 2017 de 0,8 %, à 1,4 %, selon la mise à jour de son rapport trimestriel sur les perspectives de l'économie britannique publié hier.
Mais si les données pour 2016 sont meilleures, la prévision de croissance pour 2017 reste en-dessous de ce que l'institution prévoyait en mai, soit avant le référendum sur l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'UE, quand elle s'attendait à une croissance de 2,2 % l'année prochaine.
La Banque centrale s'attend par ailleurs à une poussée de l'inflation d'ici à l'année prochaine. Après ces annonces, la livre britannique, qui avait grimpé après une décision de justice demandant au Parlement de voter sur le Brexit, a gagné encore du terrain, au plus haut depuis un mois face à l'euro et au dollar.
(Source : AFP)

