Ses images défilent de la place des Martyrs jusqu'à Jounieh en passant par Sassine. Le pays tout entier célèbre l'ancien-nouveau président. Nous célébrons son alliance aux très grands amis des Syriens, qui – il y a vingt-sept ans de cela – l'avaient atrocement arraché du palais de Baabda. Nous fêtons aussi l'appui fourni par le clan Hariri à sa présidence ; pourtant, depuis une vingtaine d'années, les aounistes tirent des boulets rouges sur la politique de Hariri et tiennent à son égard un discours plein de haine et de rancœur. Nous assistons à la rencontre « amoureuse », presque irréelle des chrétiens, qui ont enfin décidé de se réunir parce que, séparés, leurs valeurs se dégradaient dans cette vente aux enchères si politisée. Après plus de deux ans d'attente, nous pensions si naïvement qu'ils allaient sacrifier leur part du gâteau pour protéger les principes, alors qu'eux, ils ont négocié les principes pour leur part du panier.
Un touriste vous dira que tout le pays ré-accueille dans une grande joie le grand-père de Baabda. Mais pour nous, pour la plupart des Libanais, à l'exception de quelques aounistes, le géneral est le plus mauvais et le meilleur choix de l'heure ; il est comme disait Churchill « le pire, à l'exception de tous les autres ».
Un cirque où les spectateurs adultes de soixante ans applaudissent la même prestation depuis des décennies alors que les jeunes de vingt ans assistent aux spectacles tout passivement, sans réaction, la magie du spectacle leur échappant. Qui d'autre, qui d'autre qu'un pseudo Buffalo Bill pour ranimer le cirque ?


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Le retour du derviche tourneur qui a épuisé ses vestes à retourner, l'insulteur tous azimut depuis sa fuite de Baabda en 1990. C'est le retour du "Théâtre de dix heures" de Gaston Chikhani, Pierre Gédéon, Edmond Hanania, Alcide Bourique... Pauvre patrie.
18 h 14, le 03 novembre 2016