Hausse des transactions immobilières en septembre
Quelque 45 848 transactions immobilières ont été enregistrées sur les neuf premiers mois de l'année, soit une hausse de 1,2 % en glissement annuel, selon les chiffres du cadastre.
La valeur totale de ces transactions a, elle, progressé de 6 % sur la même période en glissement annuel, pour atteindre 6,12 milliards de dollars.
La valeur moyenne des transactions a, elle aussi, augmenté pour atteindre 133 446 dollars sur les 9 premiers mois de l'année, contre 127 439 dollars sur la même période en 2015 (+4,7 %). Le nombre de transactions effectuées par des étrangers a représenté 1,6 % du total des transactions effectuées à fin septembre, contre 2,3 % sur la même période en 2015.
Enfin, Beyrouth a absorbé 27,3 % de la valeur totale des transactions sur la période (1,6 milliard de dollars), devant Baabda (25,1 % à 1,5 milliard de dollars) et le Metn (18,6 % à 1,1 milliard de dollars).
Baisse de 15 % des exportations industrielles à fin août
Les exportations industrielles ont atteint 1,7 milliard de dollars sur les huit premiers mois de 2016, selon les chiffres publiés par le ministère de l'Industrie. Cela représente une baisse de 14,7 % par rapport à la même période de l'an dernier.
En absorbant 55,6 % du total des exportations industrielles, les pays arabes restent leur première destination, devant l'Europe (16,5 %) et l'Afrique (12,9 %).
Les exportations de machines et d'appareils mécaniques ont constitué 24,3 % du total des exportations, suivies par les produits alimentaires (17,9 %) et chimiques (17,4 %).
En parallèle, les importations industrielles ont atteint 173,6 millions de dollars à fin août, en baisse de 1,1 % en glissement annuel. L'Italie a été le principal fournisseur du Liban sur cette période en captant 22,3 % de ce total, devant la Chine (20,9 %) et l'Allemagne (13 %).
Erratum
Des erreurs se sont glissées dans la brève relative à la reprise des concessions exclusives de Fiat et d'Alfa Romeo au Liban, publiée mardi dans nos colonnes. C'est la société Gargour Automotive Company (GAC) – déjà distributrice de Chrysler, de Dodge, de Ram et de Jeep au Liban –, et non T. Gargour et Fils – distributeur de Mercedes et Smart –, qui est en négociation avec les actuels distributeurs respectifs de Fiat et d'Alfa Romeo, Saad & Trad SAL et Bassoul-Heneiné SAL.
Hydrocarbures
Iran : exportations de 2,44 mbj de pétrole, un niveau record
L'Iran a exporté fin octobre 2,44 millions de barils de pétrole brut par jour (mbj) « soit un niveau historique des plus élevés », a déclaré le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, cité hier par l'agence Mehr.
Avant l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire avec les grandes puissances en janvier dernier et la levée d'une partie des sanctions internationales, l'Iran n'exportait que 1 mbj environ.
L'Iran, qui dispose des quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole et des deuxièmes pour le gaz, s'était fixé en mai un objectif d'exportation de 2,2 mbj pour l'été dernier, afin d'attendre son niveau d'exportation d'avant les sanctions.
L'Opep a décidé fin septembre de réduire sa production pour soutenir les cours. Mais trois pays membres, l'Iran, la Libye et le Nigeria, ont été autorisés à « produire aux niveaux maximum qui fassent sens ».
À la mi-octobre, Téhéran a annoncé son intention d'augmenter sa production à 4 mbj, soit le niveau d'avant les sanctions en 2011.
Dette
Moody's menace la note du Royaume-Uni s'il perd l'accès au marché européen
L'agence de notation Moody's a prévenu hier que la note du Royaume-Uni pourrait être abaissée si les négociations sur le Brexit débouchaient sur une perte de l'accès au marché unique européen pour le pays.
Le Royaume-Uni est pour l'heure noté Aa1 chez Moody's qui a toutefois assorti cette appréciation d'une perspective négative, ce qui signifie que l'agence envisage un abaissement à moyen terme.
« Nous abaisserions la note souveraine du Royaume-Uni si le résultat des négociations avec l'UE était une perte de l'accès au marché unique », a écrit dans un communiqué Kathrin Muehlbronner, analyste chez Moody's.
Dans son étude, qui n'est pas une décision sur la note, Moody's explique que, si le Royaume-Uni était coupé du marché unique de l'Union européenne, cela aurait un impact important sur sa croissance économique.
Le flou règne pour l'heure sur la stratégie du gouvernement britannique alors que le coup d'envoi des négociations sur le Brexit doit être donné d'ici à mars 2017. La Première ministre Theresa May ne peut en théorie pas conserver l'accès au marché unique si elle renonce à la libre circulation des personnes qui est dans le viseur des pro-Brexit.
Moody's ajoute être également attentif aux perspectives budgétaires du Royaume-Uni en espérant obtenir des éclaircissements à l'occasion de la déclaration d'automne prévue le 23 novembre.
Allemagne
Les « Sages » veulent réduire les achats de dettes de la BCE
Le conseil des « Sages », économistes influents qui conseillent le gouvernement allemand, a plaidé hier pour une réduction des achats massifs de dettes de la BCE, dont la politique ultra-accommodante n'est plus adaptée, à leurs yeux, à l'économie européenne.
« Il serait mieux de ralentir les achats de dettes et de les arrêter plus tôt », estiment les cinq « Sages » dans leur rapport d'automne. Ce programme, d'un volume de 80 milliards d'euros de titres par mois, court jusqu'à fin mars 2017.
La majorité des économistes s'attend au contraire à ce que l'Institut de Francfort étende son programme, afin de soutenir une économie et une inflation toujours mornes en zone euro.
Pour les « Sages », la politique ultra-accommodante de la Banque centrale européenne, qui se caractérise aussi par des taux d'intérêt historiquement bas, a certes « contribué de façon importante à la reprise ».
Mais son ampleur « n'est plus adaptée, étant donné l'amélioration de l'économie » de la zone euro, pour laquelle ils prédisent une croissance de 1,6 % cette année et de 1,4 % l'an prochain.
« La volonté de réformes se relâche et certains États membres ne respectent pas la discipline budgétaire nécessaire », mettent-ils en garde, jugeant au final que la politique monétaire « masque ces problèmes et met de plus en plus en danger la stabilité financière ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef