L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a souhaité que les dépenses publiques soient faites dans un souci d’efficacité. Photo archives AFP
L'émir du Qatar a appelé hier ses compatriotes à relever les défis de la nouvelle réalité économique, marquée par la baisse des revenus pétroliers, en cessant les dépenses « extravagantes et le gaspillage ». Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a souhaité que les dépenses publiques soient faites dans un souci d'efficacité, tout en insistant sur l'achèvement des grands travaux, dont les infrastructures de la Coupe du monde 2022 de football.
La nouvelle approche doit inclure « la culture de la planification, du travail », notamment auprès des jeunes, a dit l'émir. « Il y a des défis à relever dont ceux de la (culture) de la consommation chez les jeunes », a-t-il déclaré. « Nous avons réalisé beaucoup de choses et nous pouvons faire plus, mais nous devons le faire en tenant compte de la réalité des choses », a encore dit cheikh Tamim.
Le pétrole et le gaz ont fait du Qatar l'un des pays les plus riches du monde, mais la chute des prix a sérieusement affecté ce petit émirat du Golfe. Le Qatar projette pour 2016 un déficit budgétaire de 12 milliards de dollars, le premier en 15 ans. Ce déficit devrait persister en 2017 et 2018 et le pays envisage, pour y remédier, des mesures d'austérité et l'introduction de la TVA.
En dépit des conséquences de la chute des prix du pétrole, l'émir a estimé que son pays continue à avoir une économie solide, en précisant que le taux de croissance a atteint 3,6 % en 2015. Il a affirmé que son pays avait adapté ses plans de développement à l'impératif de « diversifier ses sources de revenus pour ne pas dépendre exclusivement du pétrole et du gaz ».
(Source : AFP)

