Champion du monde, meilleur buteur de l'histoire du Mondial et icône du foot allemand, Miroslav Klose a raccroché les crampons hier à 38 ans, pour intégrer l'encadrement de l'équipe nationale.
Son dernier contrat, à la Lazio Rome, avait expiré en juin, et cet avant-centre de tous les records était sans club depuis. Mais il s'est entendu avec le sélectionneur Joachim Löw et sera auprès de l'équipe dès le prochain rendez-vous international, en qualifications pour le Mondial 2018, le 11 novembre contre San Marin et le 15 novembre en amical contre l'Italie. Il entamera en parallèle une formation d'entraîneur.
La formidable carrière de ce canonnier hors normes sous le maillot de la Mannschaft s'est ouverte et fermée sur deux moments forts, deux émotions exceptionnelles. Le 13 juillet 2014, il soulève enfin la Coupe du monde après la victoire des siens en finale contre l'Argentine (1-0). C'est son dernier match sous les couleurs allemandes. Durant le tournoi, il est devenu le meilleur buteur de toute l'histoire du Mondial, avec 16 réalisations en quatre phases finales (le n° 1 sur un tournoi reste Just Fontaine avec 13 buts en 1958). Douze ans plus tôt, en 2002, celui qui jouait alors à Kaiserslautern entre à 24 ans dans le gotha du football en devenant le premier joueur à marquer cinq buts de la tête lors d'un Mondial ! Cette année-là, l'Allemagne perd en finale contre le Brésil, et Klose termine avec ses cinq buts deuxième meilleur buteur derrière le Brésilien Ronaldo.
Entre les deux, il accumule 137 sélections et, avec 71 buts, dépasse le légendaire Gerd Müller pour devenir le meilleur réalisateur de tous les temps en sélection.
Six ans en France
Seul joueur de l'histoire à avoir disputé quatre demi-finales de Coupe du monde, il partage en outre un autre record avec... le roi Pelé : eux seuls ont disputé deux finales de Coupe du monde à 12 ans d'intervalle. Mais Pelé a gagné les deux, en 1958 et 1970.
« Ces derniers mois, j'ai mûri l'idée de rester sur le terrain, mais de regarder les choses sous une autre perspective, c'est-à-dire comme entraîneur », a expliqué hier cet attaquant tellement amoureux du jeu qu'il a poursuivi jusqu'à 38 ans une carrière que d'autres interrompent cinq ou six ans plus tôt.
Ses dons, le jeune Miro, né en 1978, les a hérités sans doute de ses parents : son père Josef, Polonais d'origine allemande, est un footballeur professionnel, qui obtient le droit de jouer à Auxerre quelques mois après la naissance de son fils. Avec sa mère Barbara, internationale polonaise de handball, le gamin vivra six ans en France, jusqu'à ce que la famille retourne brièvement en Pologne, avant de faire souche pour de bon en Allemagne.
Kaiserslautern, le Werder Brême, le Bayern Munich et la Lazio seront ensuite les étapes de sa carrière professionnelle en club, moins flamboyante que son parcours d'international, malgré deux doublés Coupe-championnat avec le Bayern en 2008 et 2010, et une finale de Ligue des champions perdue en 2010, toujours avec le Bayern. Avec la Lazio, il devra se contenter d'une Coupe d'Italie en 2013.
(Source : AFP)


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