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Liban

Aoun de retour à Baabda, 26 ans plus tard

Dans les coulisses de la diplomatie
31/10/2016

Michel Aoun retourne en principe aujourd'hui au palais présidentiel de Baabda, pour assumer une seconde fois la fonction présidentielle. La première fois, c'était par intérim en tant que Premier ministre, à la fin du mandat Gemayel, le 22 septembre 1988. Avant la fin de son mandat, ce dernier avait chargé le général Aoun, à l'époque commandant en chef de l'armée et chef du conseil militaire, de présider un cabinet de militaires de transition chargé de préparer une nouvelle élection présidentielle. L'aventure devait durer jusqu'au 13 octobre 1990, lorsqu'une attaque aérienne et terrestre menée par l'armée syrienne en coordination avec ses alliés au Liban délogea le général, le forçant à se réfugier à l'ambassade de France puis à s'exiler en France. Il sera donc le seul président de la République à avoir occupé au préalable la fonction de chef de gouvernement de transition au palais présidentiel.

Le chef du bloc du Changement et de la Réforme devrait obtenir près de 90 voix, après la décision de son rival, Sleiman Frangié, de se cantonner aux bulletins blancs, comme il l'a annoncé après sa rencontre, samedi, avec le président de la Chambre Nabih Berry à Aïn el-Tiné. La plupart des alliés de M. Frangié n'ont pas suivi son mot d'ordre et ont exprimé leur soutien à M. Aoun. Ce faisant, ce dernier devrait être élu au premier tour.

Certains, les milieux diplomatiques s'interrogent sur les moyens qui ont été mis en œuvre par les parties locales pour débloquer l'échéance présidentielle, figée depuis plus de deux ans et demi. La stupéfaction est d'autant plus grande face à la persistance du général Aoun qui, au terme de plus de deux ans de blocage, a réussi à forcer son élection à la présidence. Ces milieux souhaitent que la même énergie commune qui a débloqué la présidence puisse faciliter au plus vite la formation d'un gouvernement fort pour permettre au Groupe international de soutien au Liban de se réunir prochainement à Paris.

 

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FAKHOURI

Le fils du défunt HARIRI vient de l'assassiner une deuxième fois
Les assassins courent toujours et ce n'est pas M.Aoun qui les poursuivra
Le Hezbollah y veillera à ce qu'il ne prononce jamais une exigence de livrer les assassins

FAKHOURI

C'est un jour de deuil pour le Liban
Un homme qui a livré son pays aux syriens en fuyant son pays et abandonnant son pays
Il revient au pays pour se soumettre au Hezbollah
Toute cette clique qui nous gouverne vient de réussir un coup d'état pour préserver leurs acquis

leon niravas

Que devient le procès du TSL et l'assassinat d'HARIRI ?

Merci

George Khoury

il a quitte le palais par les armes, et les pleurs. Il arrive au palais par les armes, et les pleurs.

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