Avec des représentants de la société civile locale. Photos an-Nahar
Le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a réitéré hier, à l'issue d'une tournée avec une délégation de l'Onu dans la région du Akkar, son refus de toute implantation des réfugiés syriens au Liban. Le groupe s'est par ailleurs enquis de la situation, sur le terrain, des villages accueillant des réfugiés, notamment Halba.
« La présence de réfugiés syriens au Liban est un poids énorme. Nous devons toutefois transformer ce poids en une chance à saisir tout en assurant, en même temps, que le Liban est un pays pour sa population uniquement. Nous n'avons pas de terre à vendre ou à louer ni de passeports à prêter », a dit M. Derbas à l'issue de son passage dans le Akkar. Il était accompagné d'une délégation onusienne chapeautée par le coordonnateur spécial adjoint de l'Onu au Liban, Philippe Lazzarini.
La visite a été clôturée par une réunion avec le président de la municipalité de Halba, Abdel Hamid Halabi, en présence notamment du mohafez de Akkar, Imad Labaki, du directeur du bureau du Liban-Nord affilié au Programme des Nations unies pour le développement, Alain Chatry, et de plusieurs présidents des municipalités de la région.
« Cette visite, effectuée en compagnie de M. Derbas, a été l'occasion de voir ce qui a déjà été fait sur le terrain afin de préparer une étude sur les sociétés d'accueil et les réfugiés syriens, ce qui permettra de paver la voie à des procédures qui pourront profiter à tout le monde », a pour sa part indiqué M. Lazzarini.
Le président de la municipalité de Halba a par ailleurs évoqué la situation difficile de son village qui fait face « à la présence de plus de 13 000 réfugiés syriens vivant aux alentours de Halba, dans un endroit qui est considéré comme un point de rencontre pour tous les habitants du Akkar ». « La présence des réfugiés a fait porter à notre village et notre municipalité un poids supplémentaire que nous espérons pouvoir alléger en coopération avec les officiels et les organisations qui s'occupent des réfugiés », a ajouté M. Halabi.
« Nous vivons une période très difficile et le Akkar est la région qui souffre le plus de la crise des réfugiés syriens, que ce soit au niveau économique, de santé et éducatif », a pour sa part souligné le mohafez.
M. Labaki a en outre annoncé la création d'un Bureau de développement local (LDO) chargé de coordonner avec les différentes organisations, libanaises ou étrangères, œuvrant au Akkar auprès des réfugiés. Les présidents des municipalités ont ensuite présenté des suggestions visant à mettre en place des procédures de travail communes pour le développement durable et ont demandé aux pays donateurs de les aider dans ce sens.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine