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Économie

Brèves

La grogne des agriculteurs gagne les producteurs de bananes et d'agrumes
Les producteurs de bananes et d'agrumes ont bloqué hier l'autoroute reliant Saïda à Tyr dans le sud du pays pour dénoncer l'inaction de l'État face aux difficultés qu'ils rencontrent pour exporter leur production, réclamant notamment une aide financière de l'État.
Les producteurs de bananes – dont 70 % de la production destinée à l'exportation en 2015 a été écoulée en Syrie, soit plus de 24 000 tonnes, selon les douanes – subissent les répercussions de la décision du ministre de l'Agriculture Akram Chehayeb qui avait interdit en juin les importations de fruits et légumes syriens, avant d'assouplir sa position il y a un mois.
Les exportations d'agrumes ont de leur côté reculé de près de 40 % entre 2012 et 2015 pour atteindre 54 000 tonnes environ, selon les douanes, en raison notamment de la concurrence des produits issus de l'Union européenne dans les pays du Golfe, dans le sillage de l'embargo russe sur les produits alimentaires européens en 2014.
Le gouvernement a accordé en octobre plus de 40 millions de dollars d'aides à différentes filières agricoles.

Le FESD a soutenu 152 prêts au troisième trimestre
Le Fonds économique et social pour le développement (FESD) a indiqué avoir garanti 152 projets d'un montant de 4,7 milliards de livres (3,1 millions de dollars) au troisième trimestre.
Cela porte à 9 280 le nombre de prêts garantis – pour 165,3 milliards de livres (109,7 millions de dollars) – depuis le lancement de ses activités en 2002. Ces garanties octroyées ont surtout servi à financer des projets dans les services (38,9 %) et le commerce (36 %). Quelque 28,7 % d'entre elles ont financé des projets au Mont-Liban, suivi par Nabatiyé (22,6 %) et le Liban-Nord (17,8 %).
Le FESD est financé par l'UE et le gouvernement libanais. Sa mission est de fournir un soutien financier et technique à de petites entreprises développant des projets dans les régions défavorisées. Il garantit 50 % du prêt et des intérêts courus sur 120 jours.

 

Opep
Des progrès enregistrés à Istanbul pour limiter la production
Des ministres de l'Opep ont rapproché leurs points de vue pour limiter leur production de pétrole lors de discussions à Istanbul la semaine dernière, a déclaré hier le ministre saoudien de l'Énergie. « La réunion d'Istanbul a permis aux ministres présents de se rapprocher. Désormais, il s'agit de clarifier certaines questions, notamment au sujet de pays dont la production a été perturbée, comme la Libye, le Venezuela ou le Nigeria », a expliqué Khaled al-Faleh lors de la conférence Oil & Money à Londres.
Face à la chute des cours du pétrole, l'Opep a annoncé fin septembre à Alger un accord de principe pour limiter sa production. Des responsables du cartel doivent se réunir fin octobre pour une réunion technique à Vienne, à laquelle a aussi été conviée la Russie. Les ministres de l'Opep se retrouveront ensuite dans la capitale autrichienne fin novembre afin d'annoncer un accord détaillé, s'il est conclu.

États-Unis
Les banques sommées de se protéger contre les cyberattaques
Les autorités de régulation américaines ont adopté hier un projet de règle exigeant des grandes banques des normes de protection contre les cyberattaques, selon un communiqué de la Fed et de la FDIC. Ce projet de réglementation vise les institutions bancaires, dont les filiales américaines de banques étrangères, ayant plus de 50 milliards de dollars d'actifs. Elle devrait s'appliquer aussi aux institutions financières non bancaires qui font l'objet d'une surveillance de la Banque centrale. Les grandes banques et groupes financiers devront démontrer qu'ils ont bâti un système de « surveillance continue et de gestion » d'éventuels piratages informatiques, qu'ils sont capables « d'assurer la continuité de leurs opérations en cas de rupture des transactions » et « de sauvegarder leurs documents essentiels », affirme le projet de règle.

La grogne des agriculteurs gagne les producteurs de bananes et d'agrumesLes producteurs de bananes et d'agrumes ont bloqué hier l'autoroute reliant Saïda à Tyr dans le sud du pays pour dénoncer l'inaction de l'État face aux difficultés qu'ils rencontrent pour exporter leur production, réclamant notamment une aide financière de l'État.Les producteurs de bananes – dont 70 % de la production destinée à l'exportation en 2015 a été écoulée en Syrie, soit plus de 24 000 tonnes, selon les douanes – subissent les répercussions de la décision du ministre de l'Agriculture Akram Chehayeb qui avait interdit en juin les importations de fruits et légumes syriens, avant d'assouplir sa position il y a un mois.Les exportations d'agrumes ont de leur côté reculé de près de 40 % entre 2012 et 2015 pour atteindre 54 000 tonnes...
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