Le chef du gouvernement de la région belge de Wallonie, le socialiste Paul Magnette, a réclamé une « réouverture » des négociations sur le Ceta. Nicolas Lambert/AFP
Le chef du gouvernement de la région belge de Wallonie a exclu hier de donner son feu vert à la Belgique pour qu'elle approuve le Ceta, traité de libre-échange entre l'UE et le Canada, d'ici à vendredi, fin du sommet européen. Le socialiste Paul Magnette a également réclamé une « réouverture » des négociations.
Mardi, la Commission européenne a donné un ultimatum à la Belgique pour qu'elle ne s'oppose pas, lors du sommet européen, au Ceta. La signature de ce traité est prévue le 27 octobre à Bruxelles en présence du Premier ministre canadien, Justin Trudeau.
« Je pense qu'il serait raisonnable d'organiser le report sine die de ce sommet (UE-Canada du 27 octobre) parce qu'il vaut mieux éviter ce qui ressemblerait à une confrontation », a encore estimé M. Magnette, dont la position menace de déclencher une crise avec le Canada et soulève des interrogations sur la capacité des 28 à négocier à l'avenir des traités commerciaux avec des pays comme les États-Unis ou le Japon.
« Il est très important de faire passer (l'accord) et nos services travaillent d'arrache-pied », a plaidé de son côté le vice-président de la Commission européenne, Jyrki Katainen. « Si lundi matin, il n'y a pas d'accord, le Premier ministre Trudeau ne viendra pas », a confié hier à des journalistes un diplomate européen.
« On parle ici de traités qui vont concerner la vie de 500 millions d'Européens, de 35 millions de Canadiens pendant des années et des années. Donc on n'a pas d'urgence », a argué M. Magnette.
Le gouvernement bulgare a par ailleurs prévenu lui aussi hier qu'il ne signerait pas le Ceta s'il n'obtenait pas d'exemption de visa pour ses ressortissants désireux de se rendre au Canada.
(Source : AFP)

