Alors que l'Europe craint une crise financière et économique, la Banque centrale européenne (BCE) envisage de réparer les dégâts à travers une politique de rigueur budgétaire, selon la logique suivante : une diminution des dépenses sociales. Les marchés reprendront confiance et l'économie retrouvera ainsi ses beaux jours. La BCE compte utiliser le trésor public comme outil pour relancer la croissance et baisser le chômage. Cette situation apparaît suite à la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne et à la montée de mouvements populistes. Dans ce contexte, le gouvernement britannique propose d'emprunter davantage pour financer des projets d'infrastructures qui seront créateurs d'emplois dans le secteur de la construction. De leur côté, les investissements sont prévus à la baisse, menaçant les exportations. Les emplois à hauts salaires dans le secteur financier vont probablement être délocalisés vers d'autres pays européens. Les États-Unis ont fait face à la Grande Récession à travers une relance budgétaire s'évaluant à 787 billions de dollars, en baissant les impôts et en augmentant les dépenses gouvernementales, stimulant l'emploi. En Europe, ce qui limite l'impact du chômage est surtout la générosité du système social.
L'Union européenne maintient des lois qui limitent le déficit budgétaire et la dette publique. Les pays qui entravent les limites fixées par l'UE doivent négocier les conséquences. Certains pays membres de l'Union, comme l'Italie, se plaignent de ces restrictions car elles ne permettent pas de relancer l'économie par le biais d'un déficit public pour investir dans les innovations et promouvoir l'économie. De son côté, l'Allemagne se plaint de la déflation qui prouve que la demande sur le marché des biens et services est faible. L'Espagne et le Portugal sont passés par une véritable récession durant la crise économique de 2009 dont nul n'a été épargné. Les économies de ces pays sont donc affaiblies. En résumé, l'Union européenne assiste à un conflit économique entre les États car ils ne partagent pas les mêmes convictions en ce qui concerne les politiques économiques à entreprendre.
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