Rechercher
Rechercher

À La Une - Conflit

Une trêve prévue au Yémen après dix jours de violences et de pressions

Les insurgés n'ont pas encore réagi à l'annonce du cessez-le-feu, le sixième depuis le début de ce conflit qui a fait plus de 6.900 morts et déplacé trois millions de Yéménites.

L'Onu a annoncé lundi l'instauration d'un cessez-le-feu renouvelable de 72 heures sur l'ensemble du Yémen à partir de jeudi, dans l'espoir de régler un conflit qui a fait près de 7.000 morts en 18 mois et provoqué une grave crise humanitaire.

Les armes pourraient se taire jeudi au Yémen à la faveur d'une trêve renouvelable de 72 heures annoncée par l'Onu après dix jours de violences et d'intenses pressions internationales.
Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur mercredi à 23h59 locales (20h59 GMT), a indiqué lundi le médiateur de l'Onu, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en affirmant avoir reçu des assurances de la part de "toutes les parties yéménites".

Quelques heures avant, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces de sécurité luttent contre les rebelles chiites houthis avec le soutien d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, avait accepté une trêve de 72 heures susceptible d'être prolongée.
En annonçant la nouvelle, son ministre des Affaires étrangères Abdelmalek al-Mekhlafi avait toutefois posé des conditions, exigeant la mise en place d'un comité d'observation de la trêve, la fin du siège de Taëz, grande ville du sud-ouest encerclée par les rebelles, et la distribution sans entraves de l'aide humanitaire.

L'Arabie saoudite, par la voix de son chef de la diplomatie Adel al-Jubeir, s'était déclarée en faveur d'une trêve avant même l'annonce de l'Onu et "à condition qu'elle soit respectée par les rebelles" selon des propos du ministre rapportés par le quotidien Asharq al-Awsat.
Les insurgés n'ont pas encore réagi à l'annonce du cessez-le-feu, le sixième depuis le début en mars 2015 de ce conflit, qui a fait plus de 6.900 morts et déplacé trois millions de Yéménites.
Les cinq précédentes trêves avaient volé en éclats.

Dans un communiqué, l'émissaire onusien pour le Yémen a souligné que cette trêve "épargnera à la population yéménite de nouvelles effusions de sang et permettra d'étendre la livraison de l'aide humanitaire".
Près de trois millions de personnes au Yémen ont besoin d'une aide alimentaire immédiate et 1,5 million d'enfants souffrent de malnutrition, selon l'Unicef.

(Lire aussi : L’Iran et le Yémen : des paroles, mais quels actes ?)

 

"Permanente et durable"
Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a par ailleurs indiqué que la nouvelle trêve reprenait les termes de celle du 10 avril, qui n'avait pas tenu, en vertu desquels les belligérants "ont obligation de permettre un accès humanitaire libre et sans entraves" et de cesser "les activités militaires de toute nature".
Le médiateur a aussi demandé "à toutes les parties yéménites, aux pays de la région et à la communauté internationale de promouvoir le plein respect de cette cessation des hostilités" et de faire en sorte qu'elle débouche sur une solution "permanente et durable au conflit".

Des négociations de paix interyéménites avaient été suspendues le 6 août après trois mois de discussions infructueuses à Koweït, sous l'égide de l'Onu.
Le conflit oppose les forces progouvernementales, soutenues depuis mars 2015 par une alliance de neuf pays arabo-sunnites, aux rebelles houthis alliés à des forces fidèles à l'ex-chef d'Etat Ali Abdallah Saleh.
Les rebelles contrôlent la capitale Sanaa et des régions du nord, de l'ouest et du centre. Les forces pro-Hadi ont reconquis des zones du sud mais peinent à progresser en dépit d'une campagne aérienne intensive de la coalition arabe, accusée d'avoir fait de nombreuses victimes civiles.

Le 8 octobre, des frappes aériennes de la coalition arabe lors d'une cérémonie funéraire à Sanaa avaient fait 140 morts et 525 blessés selon l'Onu, suscitant un tollé dans la communauté internationale.
La coalition dirigée par Riyad qui, dans un premier temps, avait nié toute responsabilité dans ce carnage avait ensuite admis -fait rarissime- une bavure et annoncé des "compensations" pour les familles des victimes "civiles".

Quelques jours plus tard, les rebelles yéménites avaient été accusés d'avoir tiré des missiles sur des navires de guerre américains en mer Rouge, ce qui avait entraîné pour la première fois une riposte des Etats-Unis.
Face à cette escalade de violence, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Onu avaient appelé dimanche les belligérants à décréter au plus vite un cessez-le-feu. Il est "temps d'établir un cessez-le-feu sans conditions et ensuite de venir à la table des négociations", avait déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

 

 

Lire aussi
Les espoirs de paix s'éloignent au Yémen, l'Arabie saoudite face à des choix difficiles

À Sanaa, le raid de trop ?

 

Pour mémoire
Démonstration de force de l'Iran dans un contexte de tension régionale

Entre Riyad et Téhéran, des relations tumultueuses depuis des décennies

Les armes pourraient se taire jeudi au Yémen à la faveur d'une trêve renouvelable de 72 heures annoncée par l'Onu après dix jours de violences et d'intenses pressions internationales.Le cessez-le-feu doit entrer en vigueur mercredi à 23h59 locales (20h59 GMT), a indiqué lundi le médiateur de l'Onu, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en affirmant avoir reçu des assurances de la part de "toutes les parties yéménites".
Quelques heures avant, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, dont les forces de sécurité luttent contre les rebelles chiites houthis avec le soutien d'une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, avait accepté une trêve de 72 heures susceptible d'être prolongée.En annonçant la nouvelle, son ministre des Affaires étrangères Abdelmalek al-Mekhlafi avait toutefois posé des conditions, exigeant...
commentaires (2)

QU,ILS DECIDENT UN CESSEZ LE FEU EN SYRIE LA OU LES MASSACRES ACHARNES, AVEUGLES ET BARBARES DES RUSSES, DU REGIME ET DES IRANIENS ET LEURS ACCESSOIRES CONTRE LE PEUPLE ET INNOCENTS CIVILS D,ALEP SONT LES PIRES DE L,HISTOIRE DE L,HUMANITE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 34, le 18 octobre 2016

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • QU,ILS DECIDENT UN CESSEZ LE FEU EN SYRIE LA OU LES MASSACRES ACHARNES, AVEUGLES ET BARBARES DES RUSSES, DU REGIME ET DES IRANIENS ET LEURS ACCESSOIRES CONTRE LE PEUPLE ET INNOCENTS CIVILS D,ALEP SONT LES PIRES DE L,HISTOIRE DE L,HUMANITE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 34, le 18 octobre 2016

  • Ici aussi on a un ordre qui est donné par les manipulateurs aux sbires wahabites de se calmer et de se casser .

    FRIK-A-FRAK

    11 h 21, le 18 octobre 2016

Retour en haut