Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Finance

Le Liban à l’abri du « derisking » des banques américaines, selon l’ABL

Le siège de l’Association des banques libanaises à Beyrouth. Photo Ani

L'Association des banques du Liban (ABL) a déclaré hier, par voie de communiqué, que de nombreux banquiers américains lui ont assuré, lors de leurs rencontres début octobre à New York, que les relations entre les banques libanaises et leurs banques américaines correspondantes n'étaient pas menacées. Une délégation de l'ABL s'était rendue aux États-Unis – avec des représentants de l'Union des banques arabes (UBA) et le gouverneur de la Banque du Liban – pour assister aux réunions annuelles de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.
« Alors que plusieurs banques américaines se dirigent vers une réduction de leurs relations avec leurs banques correspondantes ("derisking"), de nombreux banquiers américains ont vanté le professionnalisme des banques libanaises, et la durabilité de leurs relations de correspondance. Ils ont également insisté sur la continuité de ces dernières et leur volonté de les renforcer », a affirmé l'ABL.
Sont dites « correspondantes » les banques ayant échangé des listes de signatures ou de codes autorisés ou ayant ouvert un ou des comptes l'une chez l'autre pour effectuer des opérations en devises. Le système bancaire libanais dépend fortement des échanges avec les banques correspondantes, avait rappelé M. Salamé en avril.
Ces dernières semaines, plusieurs responsables du secteur bancaire se sont inquiétés des conséquences d'une hausse de l'aversion excessive au risque qui pousse les banques internationales à mettre fin à leurs relations avec des banques d'un pays ou d'une région donnés. Un phénomène appelé « derisking » dans le jargon financier. Selon une étude publiée en septembre par le FMI et la BM, en collaboration avec le Fonds monétaire arabe, 39 % des banques arabes interrogées ont vu leur relation avec leurs banques correspondantes diminuer de manière significative entre 2012 et 2015. En revanche, l'étude ne précise pas la part de banques libanaises concernées par cette tendance.
La délégation de l'ABL a par ailleurs discuté, avec les directeurs des départements de mise en conformité des principales grandes banques américaines, de l'application par les banques libanaises des normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. « Les responsables américains se sont montrés satisfaits de la transparence de leur coopération avec les banques libanaises, et de leur rapidité dans les réponses aux clarifications demandées », a affirmé le communiqué de l'ABL.

L'Association des banques du Liban (ABL) a déclaré hier, par voie de communiqué, que de nombreux banquiers américains lui ont assuré, lors de leurs rencontres début octobre à New York, que les relations entre les banques libanaises et leurs banques américaines correspondantes n'étaient pas menacées. Une délégation de l'ABL s'était rendue aux États-Unis – avec des représentants de l'Union des banques arabes (UBA) et le gouverneur de la Banque du Liban – pour assister aux réunions annuelles de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.« Alors que plusieurs banques américaines se dirigent vers une réduction de leurs relations avec leurs banques correspondantes ("derisking"), de nombreux banquiers américains ont vanté le professionnalisme des banques libanaises, et la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut