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Liban - Crime

Dans le Kesrouan, quatre voisins tués pour une histoire de chiens...

Un homme a ouvert le feu hier sur quatre personnes à Achqout. Le criminel était importuné par leurs pitbulls.

La foule rassemblée sur les lieux du crime.

Pour un banal conflit de voisinage, un homme a assassiné hier quatre personnes, à Achqout, dans le Kesrouan.

La famille Hebballah élevait dans l'arrière-cour de l'immeuble où ils habitent, dans le quartier de Chmis, cinq chiens, tous des pitbulls, qui apparemment sont à la base du conflit entre elle et son voisin Tony Abboud, un officier de la Sûreté générale.

D'après des voisins qui n'ont cependant eu connaissance des faits qu'après coup, une altercation se produit à 15 heures entre Jean-Paul Hebballah (34 ans) et Tony Abboud, la quarantaine, à l'extérieur de l'entrée de l'immeuble. Sur-le-champ, ce dernier brandit son arme de service et tire sur les chiens. Quatre d'entre eux sont tués. Jean-Paul Hebballah entre en fureur contre son interlocuteur, mais il n'a pas le temps de réagir. Tony Abboud tourne son arme contre lui et le tue.

Au bruit de la fusillade, les parents de Jean-Paul, Isabelle et Paul Hebballah, qui se trouvaient dans leur appartement, dévalent les escaliers. Mais avant même qu'ils ne sortent de l'immeuble, Tony Abboud les abat à leur tour. Antoine Chidiac, un voisin habitant l'immeuble d'en face, et qui n'a rien à voir avec le conflit, périt lui aussi sous les balles du tueur, alors qu'il cherche à s'enquérir de ce qui se passe. « Tout l'incident n'a pris que deux minutes, mais Tony Abboud a quand même eu le temps de recharger son arme entre un assassinat et un autre », raconte un voisin. Une heure et demie après avoir commis son crime, le meurtrier se livre aux autorités.

Le plus ironique dans cette histoire, c'est que, selon un ami de Jean-Paul Hebballah, ce dernier avait l'intention de régler le problème avec son voisin et comptait se débarrasser des chiens une bonne fois pour toutes. « Si le tueur avait attendu quelques minutes, tout ce drame n'aurait pas eu lieu », renchérit un jeune homme.

Presque tous les voisins assurent que Tony Abboud est un homme bien, mais qu'il a un tempérament colérique. Paul Khalifé, beau-frère de Jean-Paul, le confirme. « Il y a quelque jours, nous avons reçu un message de la part du criminel nous menaçant de tuer ma femme » (la sœur de Jean-Paul), dit-il. Et de poursuivre : « Nous allions intenter une action en justice à son encontre. »

« En l'absence de témoins directs, valider une version de l'incident et réfuter une autre s'avère difficile », relève Joseph Fahd, vice-président de la municipalité de Achqout. « Sans ce crime, nous n'aurions jamais su qu'un conflit opposait les deux familles », précise-t-il. M. Fahd dément les informations selon lesquelles Tony Abboud souffrirait de troubles psychiques, en faisant remarquer que si c'était le cas, il aurait été exclu de la Sûreté générale.

« Pas de vendetta... »
Après le crime, seul le petit quartier de Chmis est secoué. Les rues de Achqout, dans l'ensemble, donnent l'impression qu'il s'agit d'une fin d'après-midi comme les autres. C'est peut-être, relèvent de nombreux habitants, parce qu'aucun des protagonistes du drame n'est originaire de Achqout et que leurs proches vivent ailleurs.

Les Abboud et les Hebballah sont tous venus s'installer à Chmis il y a dix ans. Les enfants de Tony Abboud, de Jean-Paul Hebballah et de sa sœur partagent leurs jeux de l'après-midi au bas de l'immeuble, sur les lieux mêmes où le quadruple meurtre a eu lieu. Cependant, selon les voisins, la présence des chiens a fini par empoisonner les rapports.

Ni pleurs ni lamentations ne viennent interrompre le silence succédant au crime. Des chuchotements s'élèvent de temps à autre. Seul Élie Kassis, un neveu de Paul Hebballah, sort de la foule et se dirige vers des militaires qui bloquent l'entrée de l'immeuble. « Les morts sont nos proches et le sang versé est le nôtre », hurle-t-il. « On nous a tués et nous attendons au bas de l'immeuble depuis des heures. Mon oncle est comme mon père, il m'a élevé », dit-il à l'adresse des soldats qui l'empêchent de monter à l'appartement où les deux fillettes de Jean-Paul se trouvaient.

Les militaires le pressent de patienter : « Il faut attendre encore », lui dit-on. Élie était au courant, depuis trois jours, qu'une dispute avait eu lieu entre la famille de son oncle et Tony Abboud, mais il n'a jamais imaginé qu'un tel crime serait commis.
« Mon pauvre oncle était atteint de diabète, il était en train de perdre la vue petit à petit », lance-t-il. « Nous sommes sûrs et certains que l'État nous rendra justice. Nous n'aurons pas recours à la vendetta... »

Pour un banal conflit de voisinage, un homme a assassiné hier quatre personnes, à Achqout, dans le Kesrouan.La famille Hebballah élevait dans l'arrière-cour de l'immeuble où ils habitent, dans le quartier de Chmis, cinq chiens, tous des pitbulls, qui apparemment sont à la base du conflit entre elle et son voisin Tony Abboud, un officier de la Sûreté générale.D'après des voisins qui n'ont cependant eu connaissance des faits qu'après coup, une altercation se produit à 15 heures entre Jean-Paul Hebballah (34 ans) et Tony Abboud, la quarantaine, à l'extérieur de l'entrée de l'immeuble. Sur-le-champ, ce dernier brandit son arme de service et tire sur les chiens. Quatre d'entre eux sont tués. Jean-Paul Hebballah entre en fureur contre son interlocuteur, mais il n'a pas le temps de réagir. Tony Abboud tourne son arme contre...
commentaires (12)

J'ai des sentiments mitiges envers la peine capitale, mais dans ce cas, il n'y a pas a hesiter.

Michel Fayad

20 h 05, le 14 octobre 2016

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Commentaires (12)

  • J'ai des sentiments mitiges envers la peine capitale, mais dans ce cas, il n'y a pas a hesiter.

    Michel Fayad

    20 h 05, le 14 octobre 2016

  • Je suis sûr que le meurtrier sortira rapidement de prison. Votre article parle déjà que l'assassin est un dérangé mental. Eh oui, les morts sont morts et rien ne les fera revenir, ni eux, ni leurs chiens. F. MALAK

    Rotary Beyrouth

    13 h 13, le 14 octobre 2016

  • Dans un pays civilisé, un problème de voisinage à cause de pitbulls se règle par une simple plainte à la Police, mais dans un pays où une minorité de députés empêche une élection d'un président de la République depuis deux ans et demi, c'est le révolver qui remplace l'autorité publique, même dans mon cher Kesrouan.

    Annie

    13 h 04, le 14 octobre 2016

  • Bien entendu tuer pour des chiens c'est grave et digne d'une mentalité de violence qui règne dans ce pays, mais à qui la faute ? A des politiques qui prônent des discours de violence à une police ou à la municipalité qui ne fait pas son travail, et je sais de quoi je parle j'ai eu le même problème et malgré le dialogue avec le propriétaire et puis l'intervention auprès de la municipalité rien n'a été fait! sans doute que le fonctionnaire de la municipalité pouvait déjeuner gratuitement dans le restaurant du propriétaire des chiens

    yves kerlidou

    11 h 23, le 14 octobre 2016

  • 5 pitbulls dans une arrière cours d'habitation??? C'est leurs propriétaires qui sont malades, ces chiens ont été interdits partout, not mentioning, aboiements; dejections, odeurs, mise en danger des personnes et j'en passe.... J'aurais fait la même chose que le tueur qui devait être à bout de nerfs.

    Avette

    10 h 01, le 14 octobre 2016

  • Crime crapuleux . Mais le plus important de ne pas voir et comme toujours Tony Abboud comme tout autre crimminel sortir dans quelques mois de la prison au nom du Piston .

    Sabbagha Antoine

    08 h 45, le 14 octobre 2016

  • un vrai homme ce tony abboud, bravo. Abattre son voisin pour une question de chiens bruyants. Alors je peux finalement abattre ma voisine parcequ'elle fume

    George Khoury

    08 h 37, le 14 octobre 2016

  • IL FAUT AVOIR LE CRIME DANS LE SANG POUR COMMETTRE UN TEL ACTE. LA JUSTICE NE DEVRAIT PAS TERGIVERSER. IL N,Y A QU,UNE CONDAMNATION ET C,EST L,ULTIME...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 12, le 14 octobre 2016

  • Absolument rien n'excuse le meurtre, mais un pitbull, c'est déjà trop, alors 5...

    Soraya Naufal

    07 h 56, le 14 octobre 2016

  • Un fou criminel pareil: A l'échafaud!!!!!

    RIGA Pavla

    07 h 53, le 14 octobre 2016

  • Sûreté Générale? C'est ceux qui sont sensés protéger les citoyens? C'est bien ça?

    Gros Gnon

    07 h 12, le 14 octobre 2016

  • La folie gagne tout le monde au Liban. Si le dernier chien laissé en vie pouvait témoigner. ...

    FRIK-A-FRAK

    06 h 18, le 14 octobre 2016

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