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Moyen Orient et Monde - Conflit

Alep replonge dans l’enfer des raids aériens russes

La Turquie pourrait passer sur la rive est de l'Euphrate si elle y constate des « activités terroristes », avertit Ankara.

Un jeune garçon recevant de l’oxygène alors qu’il est coincé dans les décombres d’un immeuble effondré après un raid russe sur les quartiers rebelles d’Alep. Thaer Mohammad/AFP

Des bombardements sur les quartiers rebelles d'Alep, les plus violents depuis plusieurs jours, ont tué hier au moins 25 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
« Il s'agit des raids aériens russes les plus violents depuis que le régime a annoncé une réduction des bombardements sur la partie orientale d'Alep » le 5 octobre, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Le correspondant de l'AFP dans la partie rebelle a vu de nombreux corps déchiquetés et d'autres corps sans vie à la suite de l'effondrement d'un immeuble frappé dans le quartier de Boustane al-Qasr. Des Casques blancs – les secouristes volontaires en zone rebelle –
sont rapidement intervenus pour tenter de dégager, avec les mains, des rescapés dans les décombres. D'autres transportaient les corps sans vie de deux enfants, enveloppés d'un linceul blanc.
Quatre personnes ont en outre été tuées du côté gouvernemental de la ville, à la suite de tirs de roquettes des rebelles sur le quartier de Hamdaniyé, selon l'agence de presse officielle Sana.
Des obus de mortier ont par ailleurs été tirés hier près de la célèbre mosquée des Ommeyades, l'un des lieux les plus prestigieux de la capitale syrienne, faisant des blessés parmi la population, a aussi indiqué Sana sans plus de précisions. Un correspondant de l'AFP à Damas a ensuite confirmé que d'intenses tirs de mortier avaient touché plusieurs quartiers de la capitale. Les rebelles de la Ghouta orientale, une zone assiégée située à l'est de Damas, visent régulièrement la capitale avec des obus de mortier. Ils sont eux-mêmes fréquemment la cible de raids de l'aviation syrienne ou russe.

Cinq écoliers tués
Dans le sud du pays, la guerre a également fauché des enfants. Au moins cinq écoliers ont été tués par des tirs de roquettes des rebelles sur une école primaire à Deraa, selon les médias officiels syriens et l'OSDH. Des groupes rebelles contrôlent la majeure partie de la province méridionale de Deraa mais son chef-lieu éponyme, considéré comme le berceau de la révolte syrienne de 2011, est principalement tenu par des forces progouvernementales.
Par ailleurs, le Premier ministre turc Binali Yildirim a averti hier que la Turquie, qui opère depuis plus d'un mois dans le nord de la Syrie, pourrait passer sur la rive est de l'Euphrate si elle y constate des « activités terroristes ». Les forces turques sont entrées dans le nord de la Syrie en août dernier dans le cadre de l'opération « Bouclier de l'Euphrate » dont le but était de chasser les jihadistes de l'État islamique de la ville syrienne de Jarablous, frontalière avec la Turquie. Jarablous se situe à l'ouest de l'Euphrate. L'opération vise aussi à réduire les gains territoriaux des milices kurdes syriennes YPG, et l'essentiel des territoires tenus par les Kurdes syriens se trouvent à l'est du fleuve. Le Premier ministre turc, qui s'exprimait devant les députés de son parti, l'AKP, au Parlement, n'a pas donné d'autre précision. Il a toutefois également critiqué la proposition faite dimanche par la candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton d'armer les Kurdes qui luttent contre l'EI en Syrie. Cette proposition est « immorale », a affirmé Binali Yildirim.

(Sources : agences)

Des bombardements sur les quartiers rebelles d'Alep, les plus violents depuis plusieurs jours, ont tué hier au moins 25 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).« Il s'agit des raids aériens russes les plus violents depuis que le régime a annoncé une réduction des bombardements sur la partie orientale d'Alep » le 5 octobre, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Le correspondant de l'AFP dans la partie rebelle a vu de nombreux corps déchiquetés et d'autres corps sans vie à la suite de l'effondrement d'un immeuble frappé dans le quartier de Boustane al-Qasr. Des Casques blancs – les secouristes volontaires en zone rebelle –sont rapidement intervenus pour tenter de dégager, avec les mains, des rescapés dans les décombres. D'autres transportaient les corps sans vie de deux enfants,...
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