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Moyen Orient et Monde

MSF : Alep-Est est en train d’être « détruite sous nos yeux »

« Ils ont été abandonnés de tous – le monde entier assiste à la destruction de la ville, mais personne ne l'empêche », accuse Carlos Francisco, chef de mission pour Médecins sans frontières (MSF), évoquant le drame qui se déroule à Alep-Est. « Ce sentiment est partagé par les 35 médecins qui restent encore à Alep-Est. » En charge des projets de MSF en Syrie depuis janvier 2015, Carlos Francisco a assisté à la détérioration de la situation sur le terrain, notamment sur le plan humanitaire, d'autant plus que les raids aériens menés par les forces loyalistes syriennes et leurs alliés russes se sont considérablement intensifiés ces dernières semaines.
Des centaines de personnes, en grande majorité des civils, ont perdu la vie à Alep-Est dans des bombardements particulièrement violents depuis le début, le 22 septembre, d'une offensive de l'armée syrienne, appuyée par son allié russe.
« Quelque 250 000 personnes sont assiégées et prises au piège, sans aucune possibilité de s'échapper », affirme le responsable de MSF. « D'abord, les environs de la ville ont été visés, puis les routes y menant ; ont suivi les hôpitaux, les réservoirs d'eau, les quartiers résidentiels, les équipements des secouristes. Épuisée par la guerre, la ville n'a reçu aucune aide depuis juillet, au début du siège (par les forces du régime et leurs alliés, NDLR), et elle est en train d'être détruite, écrasée, sous nos yeux. »
Du sud de la Turquie, Carlos Francisco est en contact permanent avec la partie est d'Alep. « Avant le début du siège, MSF envoyait de l'aide tous les trois mois, mais cela restait insuffisant, malgré l'aide d'autres ONG. Aujourd'hui, (les habitants d'Alep-Est, NDLR) nous supplient d'envoyer n'importe quoi. Mais dans ces circonstances, nous sommes impuissants. »
Les équipes de MSF, qui soutient huit hôpitaux dans la seule ville d'Alep et plus de 150 centres médicaux et hôpitaux à travers le pays, n'ont pas pu se rendre dans les centres qui bénéficient de son aide depuis plus d'un an. L'ONG n'a pas été autorisée à travailler dans les zones contrôlées par le régime depuis le début du conflit, mais a pu opérer dans des zones tenues par des groupes rebelles.

« Ils ont été abandonnés de tous – le monde entier assiste à la destruction de la ville, mais personne ne l'empêche », accuse Carlos Francisco, chef de mission pour Médecins sans frontières (MSF), évoquant le drame qui se déroule à Alep-Est. « Ce sentiment est partagé par les 35 médecins qui restent encore à Alep-Est. » En charge des projets de MSF en Syrie depuis janvier 2015, Carlos Francisco a assisté à la détérioration de la situation sur le terrain, notamment sur le plan humanitaire, d'autant plus que les raids aériens menés par les forces loyalistes syriennes et leurs alliés russes se sont considérablement intensifiés ces dernières semaines.Des centaines de personnes, en grande majorité des civils, ont perdu la vie à Alep-Est dans des bombardements particulièrement violents depuis le début, le...
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