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Liban - Institutions

Azzi affirme que les agresseurs des contrôleurs du ministère du Travail sont sous les verrous

Sejaan Azzi au cours de sa conférence de presse. Photo Ani

Le ministre du Travail Sejaan Azzi a abordé hier le sujet de l'agression contre des contrôleurs de son ministère, qui avaient été dépêchés à la raffinerie de sucre de Chekka (Liban-Nord), affirmant que « les agresseurs sont sous les verrous ». Il a déploré, au cours d'une conférence de presse, que « certains leaders du Liban-Nord effectuent des contacts pour les faire libérer », et demandé aux notables de cette région « de prendre la défense des contrôleurs, ce qui reviendra à soutenir les travailleurs libanais ». « Nous refusons toute pression politique et toute surenchère exercées contre le ministère », a-t-il ajouté.
Les contrôleurs du ministère du Travail avaient été envoyés à la raffinerie afin d'effectuer une enquête, suite à des informations suivant lesquelles des travailleurs étrangers, venant du Bangladesh, d'Inde ou de Syrie, occupent des postes de responsabilité réservés en principe aux Libanais. De plus, un grand nombre de travailleurs étrangers auraient été embauchés sans permis de travail en règle. Les contrôleurs, selon M. Azzi, ont été empêchés par la force d'entrer dans les locaux de la direction de l'usine. Le ministre a remercié « le directeur des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Ibrahim Basbous, ainsi que le mohafez du Nord, Ramzi Nohra, pour leur intervention afin d'exfiltrer les contrôleurs de l'usine sains et saufs ». Les agresseurs ont ensuite été arrêtés en raison des poursuites engagées par le procureur général du Nord.
L'organisation Labora, qui défend les droits des travailleurs, a pour sa part sévèrement dénoncé l'agression contre l'équipe du ministère à Chekka, estimant que l'incident « porte atteinte au prestige de l'État et à tous les fonctionnaires dans l'exercice de leur mission, visant à mettre un terme aux abus ».
Par ailleurs, au cours de sa conférence de presse, M. Azzi a annoncé que l'application de la loi sur le travail des handicapés dans les entreprises sera dorénavant plus stricte. Il a rappelé que, en vertu de la loi 220 (sur les droits des handicapés, adoptée en 2000), une entreprise de moins de 60 employés doit embaucher un handicapé au moins, et, si elle a plus de 60 employés, 3 % doivent être des handicapés. Or, a-t-il déploré, citant un recensement national, « près de 43 % des handicapés vivent sous le seuil de la pauvreté, et 83 % sont sans travail ».

Le ministre du Travail Sejaan Azzi a abordé hier le sujet de l'agression contre des contrôleurs de son ministère, qui avaient été dépêchés à la raffinerie de sucre de Chekka (Liban-Nord), affirmant que « les agresseurs sont sous les verrous ». Il a déploré, au cours d'une conférence de presse, que « certains leaders du Liban-Nord effectuent des contacts pour les faire libérer », et demandé aux notables de cette région « de prendre la défense des contrôleurs, ce qui reviendra à soutenir les travailleurs libanais ». « Nous refusons toute pression politique et toute surenchère exercées contre le ministère », a-t-il ajouté.Les contrôleurs du ministère du Travail avaient été envoyés à la raffinerie afin d'effectuer une enquête, suite à des informations suivant lesquelles des travailleurs...
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